Au moins sept personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées jeudi dans une frappe aérienne israélienne visant le Sud du Liban, selon des informations relayées par l’Agence nationale d’information libanaise. Le raid a ciblé la localité d’Abbassiyeh, où le bilan humain, encore provisoire, pourrait s’alourdir au fil des opérations de secours.
D’après la même source, l’aviation israélienne a mené une série de frappes simultanées sur plusieurs zones du sud du pays. Les localités de Kafra, Jmaijmeh, Safad al-Battikh, Majdal Selm et Deir Antar figurent parmi les zones touchées, à l’instar des environs du pont stratégique de Qasmiyeh. En parallèle, des bombardements d’artillerie ont visé la localité de Haris, accentuant la pression militaire sur cette région déjà fortement éprouvée.
Cette escalade intervient dans un contexte de tension persistante, malgré l’annonce récente d’un cessez-le-feu de deux semaines négocié sous l’égide des États-Unis.
Sur le terrain, la réalité semble contredire les engagements diplomatiques, les violences se poursuivant à un rythme soutenu surtout au Liban. La veille, les autorités libanaises avaient déjà fait état d’un lourd bilan : au moins 254 morts et 1.165 blessés à travers le pays, y compris dans la capitale Beyrouth, selon les données communiquées par la Défense civile libanaise.
Le ministère libanais de la Santé a, pour sa part, indiqué que le bilan cumulé des attaques israéliennes depuis le 2 mars s’élève désormais à 1.739 morts et 5.873 blessés. Ces chiffres témoignent de l’ampleur des pertes humaines et de la gravité de la crise humanitaire en cours consécutives aux agressions effrénées de l’armée israélienne.
Alors que la communauté internationale appelle à une désescalade urgente, ces nouvelles frappes du Tsahal soulignent la fragilité des accords de trêve et la difficulté d’instaurer une stabilité durable dans la région du Moyen-Orient. Sur le terrain, les populations civiles continuent de payer un lourd tribut à une guerre dont l’issue demeure incertaine.

