Le Liban dément tout appel entre sa présidence et Israël

Aucune source officielle libanaise ne confirme, à ce stade, l’existence d’un appel téléphonique présumé entre la présidence libanaise et les autorités israéliennes. Jeudi, deux responsables libanais ont catégoriquement indiqué ne disposer d’« aucune information » concernant un éventuel échange entre Beyrouth et Tel-Aviv, contredisant ainsi des déclarations récentes de Donald Trump.

La veille, le président américain avait affirmé, sur sa plateforme Truth Social, que Washington s’efforçait de « créer un espace de respiration entre Israël et le Liban », laissant entendre qu’un contact direct entre les dirigeants des deux pays pourrait intervenir prochainement. « Cela fait environ 34 ans qu’ils ne se sont pas parlé. Cela devrait se produire demain », avait-il avancé, sans fournir de précisions supplémentaires.

Ces déclarations interviennent dans un contexte diplomatique sensible, marqué par une réunion tenue mardi au Département d’État américain. Celle-ci a réuni notamment l’ambassadrice libanaise Nada Hamadeh et son homologue israélien Yechiel Leiter, en présence du secrétaire d’État Marco Rubio ainsi que d’autres responsables américains. Le Hezbollah, acteur clé de la scène politique et militaire libanaise, n’a toutefois pas pris part à cette rencontre.

Du côté israélien, la ministre de la Science, Gila Gamliel, a évoqué la possibilité d’un entretien téléphonique entre le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le président libanais Joseph Aoun. Néanmoins, aucune confirmation officielle n’a été apportée par les plus hautes autorités israéliennes.

Parallèlement, la situation sécuritaire demeure préoccupante. Israël poursuit ses opérations militaires dans le sud du Liban, en réponse à une attaque transfrontalière menée par le Hezbollah le 2 mars, malgré un cessez-le-feu conclu en novembre 2024. Selon les autorités sanitaires libanaises, ces violences ont causé la mort de plus de 2 000 personnes et provoqué le déplacement de plus d’un million d’habitants depuis mars.