De nouvelles révélations sur l’affaire Mandelson-Epstein relancent les appels à la démission du PM britannique, Keir Starmer

Le Premier ministre (PM) britannique, Keir Starmer fait face à une intensification des pressions politiques au lendemain de nouvelles révélations entourant la nomination de Peter Mandelson, ancien ambassadeur aux États-Unis, dont les liens passés avec le financier déchu, Jeffrey Epstein continuent de susciter la controverse au Royaume-Uni.

Selon une enquête publiée par le quotidien londonien « The Guardian », le ministère britannique des Affaires étrangères aurait accordé en janvier 2025 une habilitation de sécurité à Peter Mandelson, malgré un avis défavorable émis par les services sécuritaires chargés de l’examen de ses antécédents. Des responsables du Foreign Office auraient ainsi choisi d’outrepasser cette recommandation, une décision confirmée par l’entourage du Premier ministre.

Downing Street affirme toutefois que ni Keir Starmer ni les membres de son gouvernement n’avaient connaissance de ces éléments avant le début de la semaine. Le Foreign Office a indiqué, de son côté, travailler « en urgence » pour clarifier les circonstances de cette validation controversée.

L’affaire a pris une nouvelle tournure après le limogeage de Peter Mandelson en septembre 2025. Le chef du gouvernement l’accuse désormais d’avoir « menti de manière répétée » sur la nature et l’étendue de ses relations avec Jeffrey Epstein.

Cette polémique fragilise davantage l’exécutif britannique, déjà critiqué pour avoir confié à Mandelson l’un des postes les plus sensibles de la diplomatie du Royaume-Uni. Des documents partiellement publiés en mars dernier, indiquent que Keir Starmer avait été alerté en amont sur les risques réputationnels liés à cette nomination.

Parallèlement, une enquête policière a été ouverte après la publication par le ministère américain de la Justice, de nouveaux éléments en lien avec le scandale Epstein. Ces documents suggèrent que Peter Mandelson aurait transmis des informations susceptibles d’influencer les marchés financiers, lorsqu’il occupait des fonctions ministérielles entre 2008 et 2010.

Dans ce contexte, les réactions politiques à Londres et ailleurs, se multiplient. Kemi Badenoch accuse le Premier ministre d’avoir « trahi la sécurité nationale » et appelle à sa démission. De son côté, Ed Davey estime que toute tromperie envers le Parlement justifierait le départ du Chef de l’exécutif britannique.