L’Iran exécute un homme condamné pour son implication dans les manifestations de janvier

Les autorités iraniennes ont annoncé, lundi 25 mai, l’exécution d’un homme reconnu coupable d’avoir participé à des attaques armées lors des manifestations qui ont secoué le pays en janvier, dans un contexte de répression particulièrement sévère. Selon l’agence de presse du pouvoir judiciaire, Mizan, Abbas Akbari a été pendu dans la matinée, présenté comme « l’un des meneurs armés » des troubles survenus dans la province d’Ispahan, au centre du pays.

D’après les autorités, le condamné était impliqué dans plusieurs actions violentes, notamment des tirs en pleine rue visant les forces de sécurité. Il lui est également reproché d’avoir pris pour cibles des bâtiments publics ainsi que des centres de santé dans la ville de Nain. Sa condamnation à mort, validée par la Cour suprême, reposait sur plusieurs chefs d’accusation, dont le « moharebeh », un terme juridique iranien signifiant « guerre contre Dieu », ainsi que des actes considérés comme portant atteinte à la sécurité nationale et à l’ordre public.

Cette exécution intervient dans un climat de tensions persistantes en Iran, marqué par une intensification de la répression judiciaire depuis les manifestations de janvier et dans le sillage des développements régionaux au Proche-Orient. Le recours à la peine capitale s’est nettement accru, suscitant de vives critiques de la part des organisations internationales de défense des droits humains.

Selon Amnesty International, l’Iran figure parmi les pays ayant le plus recours à la peine de mort au monde, derrière la Chine. Dans son rapport annuel publié le 18 mai, l’organisation fait état d’une hausse significative des exécutions en 2025, avec 2 159 cas recensés, contre 972 l’année précédente.

L’ONG dénonce une utilisation accrue de la peine capitale comme instrument de répression politique. « Les autorités iraniennes ont intensifié leur recours à la peine de mort comme outil de contrôle », souligne le rapport, évoquant une progression sans précédent du nombre d’exécutions dans le pays.