Au moins 12 morts dans des frappes israéliennes menées dans l’est et le sud du Liban

Au moins douze personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées jeudi lors d’une série de frappes aériennes israéliennes ayant visé différentes régions de l’est et du sud du Liban, selon les médias officiels libanais. Ces attaques interviennent pourtant moins de vingt-quatre heures après l’annonce du renouvellement d’un accord de cessez-le-feu entre Beyrouth et Tel-Aviv.

D’après l’Agence nationale d’information libanaise (NNA), l’une des frappes les plus meurtrières a touché la localité de Sohmor, dans la région de la Bekaa-Ouest, où cinq civils ont perdu la vie et quatre autres ont été blessés. Face à la dégradation de la situation sécuritaire, la municipalité a appelé les habitants ainsi que les visiteurs à éviter de se rendre dans la zone jusqu’à nouvel ordre.

Dans le sud du pays, plusieurs autres attaques ont été signalées. Un drone israélien a ciblé une moto dans la localité de Maaroub, dans le district de Tyr, causant la mort d’une personne et faisant un blessé. Une autre frappe a visé un véhicule civil sur l’axe reliant Zefta à Nmeiriyeh, blessant trois membres d’une même famille, dont une fillette. Les victimes ont été transportées vers un établissement hospitalier de Saïda pour y recevoir des soins.

Par ailleurs, une frappe menée dans le secteur d’Al-Masaken, également dans le district de Tyr, a fait trois morts et sept blessés, parmi lesquels figurent plusieurs femmes et enfants. Une autre attaque à Arab al-Jal, dans le district de Saïda, a blessé sept personnes supplémentaires. À Abbassiya, toujours dans la région de Tyr, trois personnes ont également trouvé la mort.

Selon la NNA, des avions de combat israéliens ont en outre lancé plusieurs missiles à proximité de l’hôpital Jabal Amel, dans la ville de Tyr, sans provoquer de victimes immédiates.

Ces nouvelles frappes surviennent au lendemain d’un accord conclu sous médiation américaine à Washington. Celui-ci prévoit notamment la mise en place de « zones pilotes » placées sous le contrôle exclusif de l’armée libanaise. Malgré ces efforts diplomatiques, les hostilités continuent d’alimenter les craintes d’une nouvelle détérioration sécuritaire dans la région.