Les États-Unis ont transféré aux autorités mexicaines, 313 criminels recherchés depuis le retour de Donald Trump à la présidence des USA, a annoncé mardi 16 juin, l’ambassadeur américain au Mexique, Ronald Johnson, mettant en avant l’intensité de la coopération bilatérale en matière de sécurité et de justice.
«Sous l’administration du président Trump, les États-Unis ont transféré 313 criminels recherchés au Mexique pour qu’ils y soient traduits en justice », a-t-il déclaré dans un message publié sur le réseau social X,, qualifiant cette démarche de « nouvel exemple de la coopération forte » entre les deux pays voisins.
Cette annonce intervient toutefois dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Mexico sur plusieurs dossiers liés à la lutte contre le narcotrafic. Malgré leur partenariat stratégique en matière de sécurité, les deux gouvernements affichent des divergences sur certaines demandes d’arrestation et d’extradition formulées par les autorités américaines.
Parmi les dossiers les plus sensibles, figure celui de Ruben Rocha Moya, gouverneur de l’État de Sinaloa, une région considérée comme l’un des principaux foyers du trafic de stupéfiants au Mexique. Début mai, l’élu s’est temporairement retiré de ses fonctions après l’ouverture d’une enquête portant sur ses présumés liens avec des organisations criminelles impliquées dans le narcotrafic.
Selon plusieurs informations relayées par les autorités américaines, Washington chercherait à obtenir l’arrestation et l’extradition d’une dizaine de responsables politiques liés à l’administration de la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum. Les personnes visées sont soupçonnées d’entretenir des relations avec des réseaux du trafic de drogue.
La cheffe de l’État mexicaine a rejeté ces accusations en demandant aux autorités américaines, la présentation de preuves tangibles. Elle a également rappelé que de nombreuses demandes d’extradition soumises par le Mexique aux États-Unis restent, à ce jour, sans réponse favorable.
Malgré ces différends, les deux pays continuent de coopérer étroitement dans la lutte contre la criminalité transfrontalière, un enjeu majeur pour la sécurité régionale et la stabilité des relations bilatérales entre les deux pays voisins.

