Royaume-Uni-Elections : Le sort du PM Keir Starmer entre les mains des électeurs de Makerfield

Les électeurs de la circonscription de Makerfield, dans le nord-ouest de l’Angleterre, étaient appelés jeudi aux urnes, dans le cadre d’une élection législative partielle, dont l’enjeu dépasse largement les frontières locales. 

Ce scrutin est en effet perçu comme un test majeur pour le Premier ministre britannique, Keir Starmer, dont l’autorité au sein du Parti travailliste est de plus en plus contestée.

À la tête du gouvernement depuis la victoire écrasante du Labour Party aux élections générales de juillet 2024, Keir Starmer traverse une période politique délicate. Affaibli par une série de controverses et par une chute de popularité persistante, il fait face à des critiques croissantes même dans son propre camp. 

La défaite du Labour lors des élections locales de mai dernier, marquées par la progression du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, a accentué les interrogations sur le leadership de Starmer.

Dans ce contexte, Andy Burnham, maire du Grand Manchester et figure influente de l’aile travailliste du Nord de l’Angleterre, tente un retour remarqué à la Chambre des communes. Déjà député entre 2001 et 2017, cet ancien ministre de 56 ans brigue le siège de Makerfield avec l’ambition affichée de redevenir un acteur central de la politique nationale du Royaume-Uni.

La campagne a transformé la circonscription de Makerfield qui compte  quelque 76.000 électeurs, en épicentre du débat politique britannique. Plusieurs membres du gouvernement, ainsi que des responsables de Reform UK, s’y sont succédé au cours des dernières semaines pour exprimer leur position. 

Pour de nombreux observateurs, une victoire de Burnham renforcerait considérablement sa stature nationale et alimenterait les spéculations sur une éventuelle succession à Keir Starmer, à la tête du Labour Party.

Malgré une forte poussée du parti Reform UK dans la région, les sondages d’opinion placent Andy Burnham en position favorable. Les analystes attribuent cette dynamique à sa popularité acquise à la tête du Grand Manchester et à son image de défenseur des intérêts du Nord de l’Angleterre.

Si le candidat travailliste l’emporte, la pression sur Keir Starmer pourrait s’intensifier davantage, ouvrant une nouvelle phase de rivalités internes au sein du parti travailliste au pouvoir à Londres et relançant le débat sur l’avenir du leadership au sein de la famille des Travaillistes.