Le Hezbollah libanais accord un délai de deux mois à Israël pour retirer ses forces armées du Liban

Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad a affirmé jeudi qu’Israël disposait d’un délai de 60 jours pour achever son retrait des territoires libanais qu’il occupe encore, tout en exhortant les autorités de Beyrouth à examiner avec « attention et objectivité » le mémorandum d’entente récemment conclu entre les États-Unis et l’Iran.

Dans un communiqué, le responsable du mouvement chiite libanais pro-iranien a estimé que cet accord ouvrait une nouvelle phase diplomatique susceptible d’avoir des répercussions directes sur la situation au Liban. 

Israël, a-t-il souligné, doit mettre fin à l’ensemble de ses opérations militaires terrestres, maritimes et aériennes au Liban et procéder à un retrait complet de son armée du territoire libanais dans le délai prévu, sans qu’il soit nécessaire d’engager des négociations directes.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions à la frontière libano-israélienne, où les affrontements et les opérations militaires se poursuivent en dépit du mémorandum d’entente conclu entre Washington et Téhéran. 

Mohammad Raad a rappelé que ce mémorandum prévoit notamment l’arrêt des opérations militaires sur plusieurs fronts régionaux ainsi que le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du Liban.

Le dirigeant du Hezbollah a également appelé les responsables libanais à mesurer les conséquences régionales du texte et à ne pas sous-estimer, selon ses termes, la capacité de l’Iran à faire respecter les engagements pris dans le cadre de cet accord.

Parallèlement, les efforts diplomatiques se poursuivent avec un cinquième cycle de négociations entre le Liban et Israël qui doit se tenir le 22 juin, après une précédente série de discussions organisée aux États-Unis. Les deux parties avaient alors évoqué les conditions d’un cessez-le-feu durable, incluant l’arrêt des tirs du Hezbollah et le retrait de ses combattants des zones situées au sud du fleuve Litani.

Avant le départ de la délégation libanaise pour Washington, le président Joseph Aoun a réaffirmé les priorités de Beyrouth à savoir : parvenir à un cessez-le-feu permanent, obtenir le retrait des forces israéliennes des territoires occupés, renforcer le déploiement de l’armée libanaise jusqu’à la frontière, assurer le retour des détenus libanais et accélérer le processus de reconstruction des régions détruites ou endommagées lors des derniers affrontement armés avec le Tsahal.