Bahreïn : Les pays arabes du Golfe et les États-Unis tiennent une réunion ministérielle conjointe à Manama

La capitale bahreïnie, Manama a accueilli ce jeudi 25 juin, une réunion ministérielle conjointe entre le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les États-Unis, dans un contexte marqué par d’importantes évolutions diplomatiques et sécuritaires au Moyen-Orient.

Ouvrant les travaux, le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Abdullatif bin Rashid Al Zayani a mis en avant les récents progrès enregistrés sur le plan diplomatique dans la région. Il a notamment salué les efforts ayant conduit à la cessation des hostilités ainsi qu’à la signature d’un mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran, estimant que ces développements constituent des signaux encourageants en faveur de l’apaisement régional.

Le chef de la diplomatie bahreïnie s’est également félicité de la reprise de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de l’énergie. Il a qualifié de « mesure concrète » la décision prise par Oman de mettre en place un corridor maritime temporaire destiné à faciliter le transit des navires et à renforcer la sécurité des voies maritimes.

« Il s’agit d’un progrès encourageant », a déclaré Abdullatif Al Zayani qui a souligné la nécessité de préserver cette dynamique positive et insisté sur l’importance pour l’Iran de respecter pleinement les engagements pris dans le cadre du mémorandum conclu avec les États-Unis, notamment en ce qui concerne les garanties liées à la non-prolifération nucléaire et au maintien de la liberté de navigation dans les eaux régionales, dont celles du Détroit d’Ormuz.

La réunion réunit les ministres des Affaires étrangères des six États membres du CCG (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Koweït, Oman et Bahreïn) aux côtés de hauts responsables américains, dont le secrétaire d’État, Marco Rubio.

Arrivé mercredi soir à Bahreïn à l’issue d’une tournée du 23 au 25 juin dans les pays du Golfe, Marco Rubio a participé à la séance inaugurale de la rencontre de Manama qui s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre Washington et les monarchies du Golfe sur les questions de sécurité, de coordination politique et de coopération économique, alors que la région continue de faire face à de multiples défis géopolitiques.