Les cours du pétrole ont enregistré une forte baisse lundi 3 août, les investisseurs saluant l’annonce du président américain, Donald Trump de relancer les pourparlers de paix avec l’Iran, après avoir renoncé à une frappe militaire envisagée contre Téhéran.
Cette évolution diplomatique a rapidement apaisé les craintes d’une aggravation des tensions au Moyen-Orient, principal foyer des inquiétudes pesant sur les marchés énergétiques mondiaux.
Ce lundi vers 06h05 GMT, le Brent, référence internationale du pétrole brut, reculait de plus de 5 % pour s’établir autour de 83,40 dollars le baril. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) suivait la même tendance, enregistrant une baisse de près de 6 % pour s’établir à 79,60 dollars le baril.
Cette correction intervient après plusieurs semaines de forte volatilité alimentée par l’escalade des tensions entre Washington et Téhéran. Donald Trump a indiqué que plusieurs partenaires stratégiques des États-Unis au Moyen-Orient, notamment l’Arabie saoudite, l’avaient encouragé à privilégier la voie diplomatique plutôt qu’une intervention militaire. Il a également renouvelé son appel à une réouverture rapide du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part importante des exportations mondiales de pétrole.
Au cours du mois de juillet, les prix du Brent avaient progressé d’environ 25 %, portés par la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran, qui avait mis fin à un accord de paix provisoire. Les risques de perturbation des flux pétroliers, du détroit d’Ormuz jusqu’à la mer Rouge, avaient alors alimenté les inquiétudes des marchés, entraînant une hausse soutenue des cours.
Parallèlement à l’évolution du contexte géopolitique, la décision de l’OPEP+ d’approuver une nouvelle augmentation, limitée, de ses quotas de production a également contribué à détendre les marchés. Cette mesure marque l’achèvement du rétablissement progressif des réductions de production instaurées en 2023.
Le cartel a en outre laissé entendre qu’il pourrait accroître davantage son offre une fois les tensions régionales apaisées. Cette perspective d’un approvisionnement plus abondant, conjuguée au retour des initiatives diplomatiques entre Washington et Téhéran, a renforcé les anticipations d’un marché pétrolier moins sous pression, favorisant le repli des prix.

