Yémen : au moins 58 soldats tués dans une vaste offensive des Houthis

Les rebelles houthis ont mené jeudi 6 août, une série d’attaques coordonnées contre les forces gouvernementales yéménites, faisant au moins 58 morts et des dizaines de blessés, selon une source militaire. Des sources médicales avaient initialement fait état de 38 morts et 29 blessés avant que le bilan ne soit revu à la hausse.

Il s’agit de l’offensive la plus meurtrière enregistrée depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu de 2022, marquant une nouvelle aggravation du conflit après la reprise des combats le mois dernier.

Les frappes ont visé plusieurs positions militaires, notamment un camp situé dans la province stratégique de Marib, au centre du pays, ainsi que d’autres installations dans la province d’Hadramout, près de la frontière saoudienne.

Dans un communiqué, les Houthis, soutenus par l’Iran, ont revendiqué ces opérations et leur porte-parole militaire, Yahya Saree a affirmé que cette offensive constituait une riposte au renforcement récent des forces gouvernementales, qu’il attribue au soutien militaire de l’Arabie saoudite. Il a également averti que le mouvement était prêt à répondre à toute nouvelle escalade.

Le ministère yéménite de la Défense, représentant le gouvernement reconnu par la communauté internationale, a promis une riposte, affirmant que les forces armées répondraient à cette attaque « au moment et à l’endroit appropriés ».

Parallèlement, la coalition militaire dirigée par Riyad a accusé les Houthis d’avoir bombardé des zones civiles dans la région frontalière saoudienne de Najran.

Selon les autorités saoudiennes, ces frappes ont blessé 11 personnes, dont un enfant de quatre ans ainsi que plusieurs ressortissants étrangers. La coalition a assuré qu’elle prendrait toutes les mesures nécessaires pour protéger les populations civiles face à ces attaques.

Déclenchée en 2014 après la prise de Sanaa par les rebelles houthis, la guerre au Yémen a provoqué des centaines de milliers de morts et l’une des plus graves crises humanitaires au monde. Malgré la trêve instaurée en 2022, la récente reprise des hostilités confirme la fragilité du processus de paix et fait craindre une nouvelle intensification des tensions dans la région.