L’Iran menace les pays du Golfe de représailles en cas de soutien à l’armée américaine

L’Iran a averti à nouveau, ce mercredi 19 août, les pays du Golfe contre toute assistance militaire ou logistique aux forces armées des États-Unis, alors que les tensions régionales restent élevées et qu’Abou Dhabi a annoncé la suspension de ses échanges commerciaux et transactions financières avec l’Iran.

Le chef des forces armées iraniennes, le général Ali Abdollahi, a estimé que toute aide apportée aux forces américaines équivaudrait à une participation aux opérations militaires menées contre l’Iran. Il s’est également interrogé sur la présence d’un important dispositif aérien américain, notamment d’avions ravitailleurs, dans plusieurs bases militaires américaines «établies dans des monarchies du Golfe. 

Des informations ont également fait état de frappes menées depuis certains pays de la région contre des cibles iraniennes, des accusations largement démenties par les États concernés, qui affirment ne pas autoriser l’utilisation de leur territoire pour attaquer l’Iran.

La tension s’est accentuée après l’annonce mardi dernier, par les Émirats arabes unis de la chute en mer de deux missiles balistiques qu’Abou Dhabi affirme avoir été tirés par l’Iran et dirigés contre la navigation maritime. Les autorités iraniennes ont catégoriquement démenti toute récente attaque de ce type dans le Golfe.

Parallèlement, l’avenir du détroit d’Ormuz demeure au cœur du bras de fer entre Téhéran et Washington. L’Iran conditionne sa réouverture à la levée du blocus naval américain, au déblocage de ses avoirs gelés, à la levée des restrictions sur ses exportations pétrolières et à l’arrêt des opérations militaires.

Le président américain, Donald Trump affirme de son côté, que le détroit d’Ormuz reste ouvert, tout en évoquant des mesures destinées à garantir la liberté de navigation. 

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio s’est entretenu avec un haut responsable émirati afin de renforcer la coordination entre Washington et Abou Dhabi face à l’Iran et à ses alliés armés.

Dans ce contexte, les initiatives diplomatiques restent fragiles. Le Qatar, qui joue un rôle de médiateur, estime qu’un accord entre l’Iran et Oman sur la gestion du détroit pourrait contribuer à relancer les négociations visant à mettre fin au conflit. Mais le trafic maritime demeure nettement inférieur à son niveau d’avant-guerre, faisant peser de nouvelles incertitudes sur les flux énergétiques mondiaux.