L’UE plaide pour renforcement d’urgence, de la défense aérienne de l’Ukraine

La haute représentante de l’Union européenne (UE) pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas a appelé mardi les pays disposant d’intercepteurs de défense aérienne arrivant prochainement à expiration à les transférer à l’Ukraine, estimant que Kiev avait besoin de capacités supplémentaires pour assurer la protection de sa population civile contre les frappes de l’armée russe.

S’exprimant à son arrivée à Wicklow, en Irlande, où se tient une réunion informelle des ministres européens de la Défense, Kaja Kallas a placé la question de la défense aérienne parmi les principales priorités des discussions.

«La question principale est la défense aérienne. Ils manquent d’intercepteurs », a-t-elle déclaré, soulignant que certains pays disposaient de matériels susceptibles d’être utilisés avant leur expiration. Selon elle, leur transfert à l’Ukraine permettrait de renforcer les moyens de protection face aux attaques aériennes russes.

La cheffe de la diplomatie européenne a également indiqué que l’Union européenne poursuivait ses démarches auprès de pays extérieurs au bloc afin d’obtenir davantage d’intercepteurs destinés à Kiev. Parallèlement, des travaux sont menés avec les autorités ukrainiennes en vue de développer des capacités européennes dans ce domaine.

La situation en Ukraine devait ainsi constituer le premier dossier examiné par les ministres de la Défense des pays de l’UE. Kaja Kallas a rappelé que les mois derniers de juillet et d’août avaient été particulièrement meurtriers pour les civils ukrainiens, dans un contexte d’intensification des attaques russes.

Elle a estimé que Moscou cherchait à infliger un maximum de dommages à la population ukrainienne, tout en saluant la résistance du pays et en appelant les partenaires européens à maintenir leur soutien.

Les discussions de Wicklow devaient également porter sur d’autres enjeux stratégiques, notamment l’espace, considéré par Kaja Kallas comme un pilier essentiel des capacités de défense, tant sur le plan civil que militaire, suggérant que l’Union européenne doit intensifier ses efforts pour préserver son statut de puissance spatiale.

La sécurité maritime, la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, la protection des infrastructures sous-marines critiques et une éventuelle mission européenne de soutien aux forces armées libanaises figuraient également à l’ordre du jour de cette réunion.