L’OIM alerte sur une nouvelle hausse des déplacements internes au Yémen

Plus de 1 600 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile en l’espace d’une semaine au Yémen, sur fond de recrudescence des affrontements dans plusieurs régions du pays, a indiqué mercredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Entre le 23 et le 29 août, l’agence onusienne a recensé le déplacement de 274 familles, soit 1 644 personnes, principalement pour des raisons liées à la sécurité.

La province de Taiz, dans le sud-ouest du pays, concentre la majorité de ces nouveaux déplacements. Quelque 215 familles y ont été déplacées à l’intérieur même de la province, dont une grande partie vers des secteurs considérés comme plus sûrs. Les districts de Mawza, Maqbanah et Mokha figurent parmi les principales zones d’accueil.

D’autres mouvements de population ont été enregistrés dans plusieurs provinces. L’OIM fait état de 23 familles déplacées dans l’ouest de Hodeidah, de 17 dans le centre de Marib, de 12 dans le sud-ouest de Lahj et de sept dans l’est de l’Hadramaout.

Les préoccupations liées à la sûreté et à la sécurité constituent la principale raison de ces déplacements. Elles ont poussé 261 familles, soit environ 95 % du total enregistré durant la période considérée, à abandonner leur lieu de résidence. Douze autres familles ont été contraintes de partir en raison de difficultés économiques directement liées au conflit.

Depuis le début de l’année 2026 et jusqu’au 29 août, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du Yémen atteint désormais 15 786 personnes, regroupées au sein de 2 631 familles, selon les données de l’OIM.

Cette nouvelle vague intervient alors que les affrontements entre les forces gouvernementales et les Houthis ont repris dans plusieurs provinces depuis début juillet, notamment à Marib, dans la province septentrionale d’Al-Jawf, ainsi qu’à Al-Dhale et Taiz.

Le Yémen bénéficiait pourtant d’une période de désescalade depuis avril 2022, après près d’une décennie de conflit. Les Houthis contrôlent notamment la capitale Sanaa depuis septembre 2014.