Les Marocains sont appelés ce mercredi aux urnes pour élire les 395 membres de la Chambre des Représentants, un vote qui permettra de renouveler la composition de la première Chambre, de définir la nouvelle carte politique et de faire émerger la future majorité gouvernementale.
En chiffres, le nombre des inscrits sur les listes électorales générales, arrêtées au 10 juillet 2026 à l’issue de la révision exceptionnelle, s’élève à 15.801.162 électeurs. Le corps électoral se compose de 54% d’hommes et de 46% de femmes.
Côté candidats, 1.850 listes de candidatures ont été déposées à l’échelle nationale, couvrant l’ensemble des circonscriptions locales et régionales. Ces listes regroupent 7.288 candidatures, soit une moyenne nationale de plus de 18 candidats pour chacun des sièges de la Chambre des Représentants.
Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur rappelle que les électrices et les électeurs peuvent trouver leur bureau de vote en envoyant un SMS gratuit au 2727 contenant le numéro de la Carte d’identité nationale, afin de recevoir leur numéro d’ordre sur la liste électorale, le nom de la commune ou de la circonscription où il sont inscrits, ainsi que le numéro et l’adresse du bureau de vote.
Pour obtenir les mêmes renseignements, ils peuvent également accéder au site internet dédié aux listes électorales générales « www.listeselectorales.ma », ou télécharger l’application mobile « MonBV ».
Les élections législatives du 23 septembre consacrent la régularité de l’organisation des échéances électorales au Maroc, conformément aux dispositions de la Constitution de 2011. Elles interviennent également dans un contexte marqué par la poursuite du débat politique autour du développement du système électoral, dans un cadre institutionnel garantissant le respect de la loi.
Cette échéance électorale se caractérise, en outre, par la diversité des approches et des choix présentés aux électeurs : certains acteurs politiques défendent le bilan du mandat qui s’achève, dans l’espoir de poursuivre l’action engagée, tandis que d’autres mettent en avant des programmes et des visions alternatives qui visent à améliorer l’action gouvernementale et législative.
Dans ce sillage, les programmes électoraux des partis politiques accordent une place centrale à la chose sociale avec, au premier rang des priorités, la préservation du pouvoir d’achat et l’amélioration du revenu.
Quant au dispositif électoral, il comporte de nouvelles dispositions visant à moraliser les opérations électorales et à renforcer leur transparence, avec pour ambition de réhabiliter le rôle de l’acteur politique et de rétablir la confiance entre les citoyens et les institutions élues.
Ces Législatives sont observées par plusieurs organisations non gouvernementales ainsi que par des institutions nationales et internationales, afin de contribuer à garantir la transparence et l’intégrité de l’opération électorale.
Les yeux seront donc rivés sur l’issue de ce scrutin législatif et les résultats des urnes qui devraient dessiner les contours de la composition de l’institution législative et du prochain gouvernement.

