Affaire Gdeim Izik : La DGAPR affirme que la grève annoncée intervient sur instruction du Polisario

La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a réagi, jeudi 24 septembre, à l’annonce d’une grève de la faim par des détenus incarcérés dans le cadre de l’affaire Gdeim Izik. Dans un communiqué, elle indique que six des dix-neuf détenus concernés ont déposé, mercredi, des préavis annonçant leur intention d’entamer ce mouvement.

La DGAPR affirme que cette initiative ne serait pas liée aux conditions de détention des personnes concernées. Selon l’administration pénitentiaire, la grève aurait été décidée à la suite d’instructions émanant du Front Polisario et de parties qui lui sont favorables, dans un contexte marqué par l’approche des prochaines discussions du Conseil de sécurité des Nations unies consacrées à la question du Sahara.

Pour étayer cette lecture, la DGAPR cite notamment la diffusion, par ces parties, de communiqués et d’articles de presse faisant état de l’annonce de la grève. Elle estime que la concomitance entre ces publications et le dépôt des préavis constitue un élément venant appuyer sa position.

Sur les conditions de détention, l’administration pénitentiaire rappelle avoir déjà publié plusieurs mises au point concernant la prise en charge des détenus de cette affaire. Elle assure que ces derniers bénéficient d’un suivi médical, aussi bien au sein des établissements pénitentiaires qu’à l’extérieur, ainsi que de possibilités de poursuivre leur scolarité et leurs études à différents niveaux. Elle affirme également que leurs conditions d’hébergement répondent aux normes en vigueur.

Concernant les demandes de transfert vers des établissements pénitentiaires situés dans les provinces du Sud, la DGAPR explique que la nature des peines prononcées ne serait pas compatible avec la classification de ces établissements. Elle précise toutefois avoir accepté la demande de l’un des détenus, qui a été transféré à la prison locale de Laâyoune.

Les éléments relatifs aux motivations de la grève et aux conditions de détention correspondent aux affirmations de la DGAPR telles que présentées dans son communiqué.