Les pluies torrentielles qui frappent la Thaïlande et le sud de la Birmanie ont fait au moins 16 morts, selon les autorités et les secours locaux. Huit décès ont été recensés en Thaïlande et huit autres en Birmanie, tandis que plusieurs dizaines de personnes restent portées disparues dans certaines zones touchées.
À Bangkok, placée en état de catastrophe naturelle, aucun décès n’a été officiellement signalé. De fortes précipitations ont toutefois provoqué d’importantes inondations dans plusieurs quartiers de la capitale. Dans l’est de la ville, des habitants ont dû se déplacer dans des eaux atteignant parfois les cuisses, selon des journalistes de l’AFP présents sur place.
Hors de Bangkok, plus de 500.000 foyers, représentant environ 1,7 million de personnes dans 27 provinces, ont été affectés par les inondations, selon le gouvernement. Les provinces de Sa Kaeo, Chanthaburi et Saraburi figurent parmi les zones ayant enregistré des décès.
Dans la capitale, quelque 52.000 foyers supplémentaires ont été touchés. Les autorités ont fermé les écoles et recommandé le télétravail après près de 48 heures de pluies intenses ayant fait monter le niveau des canaux et submergé de nombreuses routes. Plus de 80.000 personnes étaient toujours dans l’impossibilité de quitter leur domicile lundi, selon le ministère de l’Intérieur.
Les opérations de pompage se poursuivent à Bangkok. Le gouverneur Chadchart Sittipunt a estimé que l’évacuation complète des eaux pourrait prendre jusqu’à une semaine. Plusieurs milliers de personnes ont par ailleurs été dirigées vers des centres d’hébergement d’urgence.
Dans le sud de la Birmanie, huit personnes ont péri dans des inondations et des glissements de terrain, selon des secours locaux. Entre 20 et 30 personnes seraient encore portées disparues dans la région de Tanintharyi. Les opérations d’aide restent difficiles dans ce pays en proie à la guerre civile.
Ces précipitations interviennent durant la saison des pluies, particulièrement marquée cette année. Bangkok a enregistré 487 mm de pluie entre le 1er et le 25 septembre, contre près de 269 mm en moyenne sur la même période entre 1991 et 2020.

