À l’horizon 2031, le Maroc table sur 27 milliards de m³ de stockage dans les barrages et 1,8 milliard de m³ d’eau dessalée

Les travaux de construction de 17 grands barrages, d’une capacité de stockage de 5,4 milliards de mètres cubes, parallèlement aux stations de dessalement qui atteindront, à l’horizon 2031, une capacité de production de près de 1,8 milliard de mètres cubes, s’inscrivent dans la mise en œuvre des Orientations de SM le Roi Mohammed VI dans le domaine de la sécurité hydrique, a assuré le ministre de l’Équipement, de l’Eau et des Forêts, Nizar Baraka.

Cette nouvelle stratégie en matière de sécurité hydrique prend en compte les grandes mutations liées aux changements climatiques, à la sécheresse, aux inondations, à la hausse des températures ainsi qu’à l’irrégularité des précipitations, a expliqué le ministre lundi à la Chambre des représentants.

Outre la poursuite de la construction de 17 grands barrages, six barrages moyens sont en cours de réalisation et trois autres sont programmés, a souligné Nizar Baraka, faisant état du lancement de 12 nouveaux barrages, d’une capacité de stockage supplémentaire estimée à 4,9 milliards de mètres cubes, avec pour objectif d’atteindre une capacité de stockage globale de 27 milliards de mètres cubes à l’horizon 2031.

Le ministre a également évoqué la poursuite de l’interconnexion des bassins hydrauliques, rappelant la réalisation de la première tranche du transfert d’eau entre les bassins du Sebou et du Bouregreg. L’année prochaine verra le lancement de la deuxième tranche reliant les bassins du Bouregreg et de l’Oum Er-Rbia, en vue de transférer près de 8 millions de mètres cubes d’eau.

Pour le dessalement de l’eau de mer, le rythme de construction des stations a été accéléré, permettant de porter la capacité de production de 46 millions de mètres cubes en 2021 à 447 millions de mètres cubes actuellement. Deux stations seront lancées cette année à Nador et Driouch, d’une capacité annuelle de 300 millions de mètres cubes, ainsi qu’une station à Tanger, d’une capacité de 150 millions de mètres cubes, a indiqué le ministre.

De nouveaux projets seront également lancés l’année prochaine à Tiznit, Tan-Tan, Guelmim et Rabat, outre l’extension de la station de Chtouka Aït Baha. Ces projets permettront d’atteindre, à l’horizon 2031, une capacité de production avoisinant 1,8 milliard de mètres cubes et de couvrir 60% des besoins du Maroc en eau potable, tout en améliorant les conditions de vie des populations rurales.