La Russie et l’Ukraine échangent de nouvelles attaques aux drones, faisant des blessés et des dégâts matériels

La Russie et l’Ukraine ont échangé de nouvelles frappes dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant cinq blessés et provoquant des dégâts matériels dans plusieurs régions des deux pays, selon les autorités russes et ukrainiennes.

En Ukraine, trois personnes ont été blessées dans la région de Dnipropetrovsk, lors d’attaques de drones russes visant notamment les villes de Dnipro et de Samar, a indiqué sur Telegram, le chef de l’administration militaire régionale, Oleksandr Hanzha. Les frappes ont endommagé plusieurs habitations et déclenché des incendies dans des infrastructures essentielles.

Dans la région de Kiev, une autre personne a été blessée lors d’une attaque contre une infrastructure logistique, qui a également pris feu, ont rapporté les services ukrainiens de secours.

L’état-major ukrainien a, de son côté, fait état du lancement par la Russie de deux missiles et de 128 drones au cours de la nuit. Selon son bilan, 105 de ces appareils auraient été abattus ou neutralisés par les défenses antiaériennes.

En territoire russe, une personne a été blessée dans la région de Riazan lors d’une attaque de drones ukrainiens qualifiée de « massive » par le gouverneur local, Pavel Malkov. La chute de débris a provoqué plusieurs incendies sur des sites industriels de la ville de Riazan, a-t-il précisé dans un message publié sur Telegram.

Des lignes électriques ont également été endommagées, entraînant des coupures de courant dans certains quartiers. Les vitres d’un établissement scolaire ont été brisées, conduisant les autorités à suspendre les cours. Plusieurs habitations ont par ailleurs subi des dégâts dans le district de Riazan, tandis qu’un bâtiment non résidentiel du district de Rybnovski a été ravagé par un incendie.

Le ministère russe de la Défense a affirmé avoir intercepté ou détruit 496 drones ukrainiens à voilure fixe au-dessus de plusieurs zones, notamment le territoire russe, la Crimée annexée, la mer d’Azov et la mer Noire.

Les bilans et déclarations des deux camps n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante, dans un contexte de poursuite des hostilités.