Une attaque aérienne nocturne menée par l’armée russe a de nouveau privé de chauffage des milliers d’habitants ukrainiens de Kiev où prévalent des températures particulièrement rigoureuses, atteignant –14 °C, a annoncé ce mardi 20 janvier le maire de la capitale, Vitali Klitschko.
Selon l’édile, 5.635 immeubles résidentiels se retrouvent actuellement sans chauffage à la suite des frappes russes. « Après cette attaque, plus de 5.600 immeubles d’habitation sont privés de chauffage », a-t-il indiqué sur Telegram, précisant qu’une large partie de la capitale est également privée d’eau courante.
Les autorités locales font par ailleurs état d’une femme blessée, qui a été hospitalisée, ainsi que de dégâts matériels touchant plusieurs bâtiments civils, dont une école primaire.
Ces nouvelles frappes interviennent à peine une dizaine de jours après l’attaque la plus massive menée par l’armée russe contre le réseau énergétique de Kiev depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, il y a près de quatre ans.
Le 9 janvier à l’aube, des installations énergétiques stratégiques avaient été visées, privant de chauffage près de la moitié de la ville et plongeant de nombreux habitants dans le noir durant plusieurs jours, en pleine vague de froid.
Dans la nuit de lundi à mardi, l’armée russe a d’abord lancé des drones de combat à longue portée en direction de Kiev, avant de tirer des missiles de croisière visant la capitale et sa région. Plusieurs explosions ont été entendues à répétition dans le centre-ville, tandis que les systèmes de défense aérienne ukrainiens tentaient d’intercepter les projectiles, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Vitali Klitschko a assuré que les services municipaux et énergétiques sont mobilisés afin de rétablir au plus vite le chauffage, l’eau et l’électricité dans les foyers touchés. Il a toutefois précisé que près de 80 % des immeubles actuellement privés de chauffage avaient déjà été affectés lors de la précédente attaque.
Depuis le début du conflit, la Russie cible régulièrement les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Une stratégie que Kiev interprète comme une tentative délibérée de fragiliser le moral de la population et de briser sa capacité de résistance en plein hiver.

