Le Qatar condamne l’attaque iranienne contre des bâtiments à Bahreïn accueillant des forces navales qataries

Le Qatar a fermement condamné, vendredi, une attaque attribuée à l’Iran contre plusieurs bâtiments situés dans différentes zones de Bahreïn, où sont stationnés des membres des forces navales amirales qataries. Dans un communiqué officiel, le ministère qatari des Affaires étrangères a dénoncé un acte « grave et dangereux » susceptible d’aggraver les tensions dans une région déjà fragilisée par l’escalade militaire en cours au Moyen-Orient.

Selon Doha, l’attaque constitue « une agression manifeste et une violation grave de la souveraineté de Bahreïn », mais également « une menace directe pour la sécurité, la stabilité du royaume et, plus largement, pour la sécurité régionale ». Les autorités qataries ont exprimé leur vive préoccupation face à cet incident, estimant qu’il pourrait contribuer à intensifier les tensions dans le Golfe.

Le ministère qatari des Affaires étrangères a par ailleurs exprimé la « pleine solidarité » de Doha avec Bahreïn, soulignant l’importance de la coopération régionale face aux risques sécuritaires. Les autorités qataries ont tenu à rassurer quant à la situation de leur personnel militaire présent dans les bâtiments visés, indiquant qu’aucun blessé n’avait été signalé.

L’ambassade du Qatar à Manama suit de près l’évolution de la situation et a pris les mesures nécessaires afin d’assurer la sécurité des ressortissants et du personnel militaire qatari sur place. Le communiqué souligne que ces démarches sont menées en étroite coordination avec les autorités bahreïnies compétentes.

Doha a également salué la « coopération et la coordination » des autorités de Bahreïn, qui ont rapidement mobilisé les dispositifs nécessaires pour sécuriser les installations concernées et garantir la protection du personnel présent sur les sites touchés.

Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu. L’offensive israélo-américaine en cours contre l’Iran aurait déjà fait plus de 1 000 morts depuis samedi, parmi lesquels figureraient le guide suprême iranien Ali Khamenei ainsi que plusieurs hauts responsables militaires.