La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles a annoncé avoir demandé à l’Organisation des Nations Unies (ONU) d’intervenir afin d’exiger d’Israël la cessation de ses attaques contre le Liban, dans un contexte d’escalade militaire qui suscite une inquiétude croissante quant à la sécurité des forces internationales déployées dans le sud du pays.
La ministre Margarita Robles s’est entretenue en visioconférence avec les soldats espagnols engagés au sein de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), mission de maintien de la paix chargée de surveiller la ligne de cessez-le-feu entre Israël et le Liban et de contribuer à la stabilité de cette région frontalière sensible.
Selon l’agence de presse officielle EFE, Margarita Robles a rappelé que l’Espagne déploie actuellement environ 670 militaires dans le cadre de cette mission internationale. Ces soldats opèrent dans une zone particulièrement exposée aux affrontements entre l’armée israélienne et le mouvement chiite libanais Hezbollah.
La ministre a souligné que la situation sécuritaire s’est nettement détériorée ces derniers jours. D’après les informations communiquées, Israël mènerait quotidiennement entre 60 et 70 tirs d’artillerie et frappes aériennes sur le territoire libanais, tandis que le Hezbollah poursuit également ses attaques contre Israël le long de la frontière.
Cette intensification des hostilités a un impact direct sur les conditions de déploiement des forces internationales au Liban. Margarita Robles a indiqué que les soldats espagnols sont régulièrement contraints de passer de longues heures dans des abris pour se protéger des bombardements israéliens, une situation qui alimente de vives préoccupations au sein du gouvernement espagnol quant à leur sécurité.
Face à cette détérioration du climat sécuritaire, la ministre espagnole de la Défense a appelé les Nations unies à agir afin d’obtenir l’arrêt des opérations militaires israéliennes au Liban et à garantir la protection ainsi que la continuité de la mission de la FINUL.
Madrid insiste par ailleurs sur la nécessité de préserver le rôle de la force de maintien de la paix, considérée comme un élément essentiel pour prévenir une escalade régionale et maintenir un minimum de stabilité le long de la frontière israélo-libanaise.

