L’Afrique du Sud entend approfondir sa coopération avec la Chine, en particulier dans le développement des infrastructures, un levier jugé essentiel pour soutenir la croissance économique et favoriser l’intégration régionale, a déclaré le vice-président sud-africain, Paul Mashatile, à l’occasion de la 9e Commission binationale Afrique du Sud–Chine, tenue au Cap.
Lors de cette rencontre, marquée par la présence du vice-président chinois, Han Zheng, Pretoria a exprimé son ambition d’élargir le partenariat bilatéral, notamment dans la modernisation des infrastructures portuaires ainsi que des réseaux ferroviaires et routiers. Ces investissements sont perçus comme déterminants pour renforcer la compétitivité du pays et dynamiser les échanges commerciaux à l’échelle régionale.
Paul Mashatile a également mis en avant les progrès réalisés dans le domaine énergétique, saluant la coopération croissante avec la Chine dans la planification des ressources, les projets de conversion du gaz en électricité et le développement du nucléaire civil.
Il a souligné l’importance d’une collaboration renforcée entre les deux pays dans la transformation des ressources minières, afin d’accroître la valeur ajoutée locale et soutenir l’industrialisation.
Selon le responsable sud-africain, les relations entre Pretoria et Pékin se sont considérablement consolidées au cours des trente dernières années, gagnant en profondeur et en portée stratégique. Cette dynamique s’inscrit dans une volonté commune d’accélérer le développement économique et de diversifier les secteurs de coopération.
Au-delà des infrastructures, les deux pays intensifient leurs échanges dans des domaines clés tels que la science et la technologie, l’éducation, la culture et la protection de l’environnement. L’accent est également mis sur les technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle et les solutions numériques, considérées comme des moteurs de croissance durable.
Enfin, Paul Mashatile a salué l’engagement de la Chine en faveur de la formation technique et professionnelle. Cette orientation contribue, selon lui, à doter les jeunes Sud-Africains de compétences essentielles, en particulier dans des secteurs innovants comme les technologies liées aux véhicules à énergie nouvelle.

