L’armée israélienne a annoncé mardi avoir mené une nouvelle frappe ciblée contre une installation pétrochimique située à Chiraz, dans le sud-ouest de l’Iran.
Pour justifier cette frappe, le Tsahal précise dans un communiqué, que cette opération, réalisée la veille, visait un complexe stratégique impliqué dans la production de substances essentielles à la fabrication d’explosifs et de missiles balistiques.
Au cœur de cette installation figurait la production d’acide nitrique, décrit par les autorités israéliennes comme un «matériau critique» entrant dans la composition d’armements avancés, ajoute le communiqué, expliquant que ce site comptait parmi les dernières infrastructures encore opérationnelles en Iran dans ce domaine sensible, après une série de frappes antérieures ayant déjà visé des complexes majeurs, notamment dans la région de Mahshahr.
Cette offensive s’inscrit dans une stratégie plus large visant à affaiblir durablement les capacités militaires iraniennes. « L’objectif est de dégrader davantage les chaînes de production liées aux armements stratégiques », souligne le Tsahal dans son communiqué, insistant sur l’importance de neutraliser les infrastructures industrielles alimentant le programme balistique iranien.
Le contexte régional demeure particulièrement tendu depuis le lancement, le 28 février, d’une offensive conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, ayant fait plus de 1.340 victimes en Iran, dont le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.
En riposte, Téhéran a intensifié ses attaques à l’aide de drones et de missiles, visant plusieurs pays de la région, dont Israël, la Jordanie, l’Irak ainsi que des États du Golfe accueillant des bases militaires américaines.
Ces frappes ont provoqué des pertes humaines, d’importants dégâts aux infrastructures et des perturbations notables des marchés mondiaux, notamment dans les secteurs énergétique et aérien.
Cette spirale d’escalade fait craindre une extension du conflit à l’échelle régionale, voire internationale, dans un climat déjà marqué par une instabilité croissante.

