L’armée de la Corée du Nord a procédé mercredi 8 avril, à une nouvelle série de tirs de missiles balistiques à courte portée, selon l’état-major des forces armées sud-coréennes, au lendemain d’un lancement similaire déjà signalé. Cette succession d’essais militaires alimente les inquiétudes quant à une escalade des tensions dans la péninsule coréenne.
D’après les autorités militaires sud-coréennes, plusieurs missiles non identifiés ont été détectés dans la matinée de ce mercredi, tirés depuis la région de Wonsan, sur la côte orientale de la Corée du Nord, en direction de la mer de l’Est, également connue sous le nom de mer du Japon. Les projectiles auraient parcouru une distance d’environ 240 kilomètres avant de finir leur trajet en pleine mer.
Quelques heures plus tard, un nouveau tir a été enregistré, également orienté vers la mer du Japon, sans que des précisions supplémentaires ne soient fournies dans l’immédiat.
Par ailleurs, le lancement d’un autre missile avait été signalé la veille, cette fois depuis la région de Pyongyang, la capitale nord-coréenne, illustrant une intensification notable de l’activité des tests balistiques du régime nord-coréen.
Les autorités japonaises ont également confirmé ces activités. Les garde-côtes nippons ont indiqué avoir détecté un objet susceptible d’être un missile balistique, appelant les navires à la plus grande vigilance. Ils ont notamment recommandé d’éviter tout débris potentiel et de signaler toute observation pertinente.
Ces manœuvres interviennent dans un contexte déjà tendu, peu après des excuses formulées par Séoul concernant l’envoi de drones civils vers la Corée du Nord en janvier dernier, un incident qui avait suscité la colère de Pyongyang.
Face à cette situation, le Bureau de la sécurité nationale sud-coréen a convoqué une réunion d’urgence. Les autorités sud-coréennes ont appelé la Corée du Nord à cesser immédiatement ses tirs, les qualifiant d’actes provocateurs en violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

