Lors d’une session d’urgence tenue en virtuel, les ministres arabes des Affaires étrangères des pays membres de la Ligue Arabe, ont appelé mardi l’Iran à verser des compensations pour les dommages causés par des actions jugées hostiles envers plusieurs pays de la région, ainsi que pour les perturbations liées à la fermeture du détroit d’Ormuz.
Cette position a été adoptée dans le cadre d’une résolution de la Ligue arabe, lors d’une réunion tenue en visioconférence sous la présidence de Bahreïn.
Le texte met en cause la responsabilité de Téhéran dans des attaques aux missiles et aux drones ayant ciblé plusieurs États arabes du Moyen-Orient, notamment la Jordanie, les Émirats arabes unis, Bahreïn, l’Arabie saoudite, Oman, le Qatar, le Koweït et l’Irak.
Selon les signataires, l’Iran doit assumer « l’entière responsabilité internationale » de ces actes et procéder à une «réparation intégrale» des pertes subies par les pays visés, conformément aux principes du droit international.
La résolution condamne également la fermeture du détroit d’Ormuz ainsi que les menaces pesant sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb. Les États arabes estiment que ces mesures constituent une violation du principe fondamental de la liberté de navigation et mettent en péril la stabilité des échanges commerciaux mondiaux.
Le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Abdullatif Al Zayani, a souligné les conséquences directes de ces actions, évoquant des perturbations du trafic maritime, des risques accrus pour la sécurité énergétique et des impacts sur l’approvisionnement en biens essentiels tels que les denrées alimentaires et les médicaments. Il a insisté sur la nécessité de tenir l’Iran responsable des répercussions économiques et sécuritaires engendrées.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions accrues dans la région. Début mars, des frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran ont été suivies de représailles de Téhéran visant notamment Israël et des pays hébergeant des installations américaines. Parallèlement, des initiatives diplomatiques se poursuivent, avec un premier cycle de négociations organisé au Pakistan le 11 avril, après l’annonce d’un cessez-le-feu temporaire le 8 avril, récemment prolongé dans l’espoir d’un apaisement durable.
