Marrakech : Le Festival National des Arts Populaires célèbre sa 55è édition en juillet prochain

Pour sa 55è édition, le Festival national des Arts populaires (FNAP) de Marrakech aura lieu cette année, du 2 au 6 juillet prochain, dans l’objectif renouvelé de célébrer la continuité d’expressions culturelles, de danses sacrées et de chants millénaires populaires qui se réinventent de génération en génération.

Sous le thème Les Arts Populaires, Trésors d’hier et d’Aujourd’hui, “le FNAP souffle cette année sa 55ème bougie. Cinquante-cinq années durant lesquelles Marrakech a ouvert les bras à la beauté vivante de tout un peuple. Ses danses sacrées, ses chants millénaires, ses costumes brodés d’histoires”, souligne un communiqué de l’association Le Grand Atlas, organisatrice de cette manifestation culturelle et artistique d’envergure.

“Les arts populaires marocains incarnent des forces de vie, traversées de feu et de souffle, qui se réinventent à chaque génération sans jamais trahir leur source”.

Le communiqué cite “Ahidous des tribus de l’Atlas, cette danse collective où les corps ondulent à l’unisson comme une forêt sous le vent du soir”. De leur côté, les Gnaoua, héritiers d’une transe sacrée venue des profondeurs de l’Afrique, font vibrer leurs guembris jusqu’au tréfonds des poitrines. Les troupes de Taskiwin du Souss brandissent leurs poignards ciselés au rythme de tambours dont l’écho se confond avec le battement du cœur. Chaque région du Royaume envoie ici ses plus beaux émissaires : ses couleurs, ses rites, ses mémoires charnelles, pour que le Maroc se contemple dans toute sa splendeur plurielle.

Les spectacles de cette édition investiront plusieurs espaces de la Cité Ocre, dont l’emblématique Palais Badii, où se tient le spectacle principal, ainsi qu’à la Place Jemaâ Fna, classée chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

Un vibrant hommage sera rendu à l’artiste Zina Daoudia, “cette voix inimitable qui incarne à elle seule la joie viscérale du chaâbi marocain”.

Mohamed Knidiri, président du FNAP, a eu ces mots éloquents: “Quand je regarde entrer en scène une troupe venue du fin fond du Haut-Atlas ou des confins du Sahara, je vois des gardiens de notre très cher patrimoine”.