Le parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party (BJP), dirigé par Narendra Modi, a remporté une victoire écrasante lors des élections locales au Bengale-Occidental, mettant fin à plus d’une décennie de domination de l’opposition dans cet État stratégique de l’Est de l’Inde.
Selon les résultats encore en cours de dépouillement lundi, le BJP a obtenu 206 des 294 sièges de l’assemblée législative, dans un scrutin organisé sous haute sécurité.
La campagne électorale a été particulièrement virulente, opposant le BJP à la cheffe sortante, Mamata Banerjee et à son parti, le All India Trinamool Congress, au pouvoir depuis 2011. Parmi les points de friction majeurs, la radiation controversée de près de neuf millions d’électeurs accusés d’inscriptions irrégulières a suscité de vives critiques. Le BJP dénonçait de longue date, la présence de migrants en situation irrégulière, notamment originaires du Bangladesh voisin.
Depuis New Delhi, Narendra Modi a salué une “victoire record” attribuée, selon lui, à la politique de bonne gouvernance de son parti. Appelant toutefois ses partisans, à éviter tout esprit de revanche, plaidant pour une transition tournée vers “le changement et l’avenir”.
De leur côté, les responsables du BJP et leurs sympathisants ont célébré leur succès dans les rues de Kolkata, tandis que Mamata Banerjee a dénoncé des irrégularités, accusant le parti au pouvoir d’avoir “pillé plus de 100 sièges”.
Au-delà du Bengale-Occidental, le BJP renforce également sa présence en reprenant l’Assam et en consolidant sa position à Pondichéry. Dans le sud, le vétéran M. K. Stalin a subi au Tamil Nadu, un revers face à une nouvelle formation alliée au BJP, portée par C. Joseph Vijay.
Ces scrutins, organisés dans cinq États et territoires de l’Inde, pourraient peser lourd à l’approche des élections législatives de 2029, renforçant la stature de Narendra Modi malgré un contexte économique marqué par un taux de chômage élevé.

