L’armée israélienne a poursuivi mardi ses opérations militaires dans le sud du Liban, faisant au moins 13 morts, selon le ministère libanais de la Santé. Ces nouvelles frappes portent à 380 le nombre de personnes tuées depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu du 17 avril, dans un climat de tensions persistantes entre Israël et le Hezbollah.
Parmi les victimes figurent deux secouristes de la Défense civile tués à Nabatiyé alors qu’ils intervenaient sur le terrain. Le ministère de la Santé a également fait état de frappes meurtrières à Jebchit et Bint Jbeil, ayant causé la mort d’un soldat, d’un enfant, d’une femme ainsi que de plusieurs civils. Au total, douze personnes ont également été blessées dans ces attaques.
Depuis le début du conflit, les autorités sanitaires libanaises recensent 2.882 morts, dont près de 200 enfants. Le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, a précisé que 108 membres du personnel médical et secouristes avaient péri depuis le déclenchement des hostilités. L’ONG Save The Children souligne par ailleurs qu’au cours des 25 premiers jours de la trêve, plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne.
Alors que Beyrouth s’apprête à reprendre jeudi des négociations indirectes avec Israël à Washington, le Hezbollah affiche une position inflexible. Son secrétaire général, Naïm Qassem, a exclu toute discussion sur le désarmement du mouvement chiite, affirmant que « les armes et la résistance » relèvent exclusivement de la souveraineté libanaise.
Le département d’État américain a pourtant réaffirmé que toute perspective de paix durable entre Israël et le Liban dépendait du rétablissement complet de l’autorité de l’État libanais et du désarmement du Hezbollah.
Sur le terrain, l’armée israélienne a annoncé avoir mené une « opération spéciale » dans la région du fleuve Litani afin de démanteler des infrastructures qualifiées de « terroristes ». Des images diffusées par Tsahal montrent des soldats israéliens opérant à proximité du fleuve, sans confirmation officielle d’un franchissement de cette zone stratégique.

