Cuba se dit prêt à examiner la proposition d’aide américaine de 100 millions de dollars face à l’aggravation de sa crise énergétique

Le gouvernement cubain s’est déclaré, jeudi, disposé à examiner une proposition d’aide humanitaire américaine de 100 millions de dollars, alors qu’une nouvelle panne électrique majeure a plongé plusieurs régions de l’île dans le noir, illustrant l’ampleur de la crise énergétique qui secoue le pays.

Dans une publication diffusée sur le réseau social X, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez a affirmé que La Havane était “prête à écouter les caractéristiques de la proposition et la manière dont elle se concrétiserait”. Cette déclaration intervient après le renouvellement de l’offre d’aide américaine par le secrétaire d’État, Marco Rubio, qui a précisé que l’aide devrait être distribuée par l’intermédiaire de l’Église catholique, sans passer par les autorités cubaines.

Sur le terrain, la situation énergétique continue de se détériorer. La compagnie publique Unión Eléctrica (UNE) a annoncé jeudi matin une “déconnexion partielle du réseau électrique” affectant sept des quinze provinces du pays. Cette nouvelle panne intervient alors que la principale centrale thermoélectrique cubaine, Antonio Guiteras, a cessé ses activités à la suite d’une fuite détectée dans une chaudière, selon les médias d’État.

La veille, les autorités cubaines avaient reconnu être confrontées à une pénurie totale de fioul et de diesel, compromettant davantage la capacité du pays à maintenir un approvisionnement régulier en électricité. Depuis plusieurs jours, les coupures de courant répétées alimentent la colère et l’inquiétude des habitants, notamment dans certains quartiers de La Havane où les délestages se multiplient.

Confrontée à une crise économique profonde, Cuba subit depuis plusieurs décennies les effets de l’embargo instauré depuis 1962 par les Etats-Unis. 

Les difficultés d’approvisionnement de Cuba en carburant, aggravées ces derniers mois par les tensions économiques et logistiques, accentuent la fragilité du système énergétique de l’île et compliquent davantage le quotidien de la population.