L’Iran condamne les sanctions américaines contre son ambassadeur à Beyrouth et plusieurs responsables libanais

L’Iran a vivement condamné ce vendredi 22 mai, les nouvelles sanctions imposées par les États-Unis contre son ambassadeur au Liban, Mohammad Reza Sheibani, ainsi que plusieurs responsables politiques, militaires et sécuritaires libanais accusés par Washington de liens avec le Hezbollah pro-iranien.

Dans un communiqué officiel, le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié ces mesures d’«illégales et injustifiées», dénonçant une politique américaine contraire aux principes fondamentaux du droit international. 

Pour Téhéran, cette décision reflète «le mépris de l’establishment américain envers la souveraineté nationale des États et la Charte des Nations unies ».

Les autorités iraniennes ont également condamné les sanctions visant plusieurs députés du Hezbollah siégeant au Parlement libanais, des responsables du mouvement Amal ainsi que des responsables militaires et sécuritaires libanais.

Jeudi, le département du Trésor américain a annoncé des sanctions contre neuf personnalités accusées d’avoir facilité les activités du Hezbollah et contribué, selon Washington, à « porter atteinte à la souveraineté du Liban ». Les personnes concernées sont également accusées « d’entrave au processus de paix » et au désarmement du mouvement chiite libanais.

Parmi les personnalités sanctionnées figurent les députés du Hezbollah Ibrahim al-Moussawi, Hussein Al-Hajj Hassan et Hassan Fadlallah, ainsi que l’ancien ministre Mohammed Fneish. Des responsables militaires et sécuritaires libanais sont aussi visés par ces mesures pour avoir, selon les autorités américaines, transmis des « renseignements sensibles » au Hezbollah.

Cette nouvelle escalade diplomatique intervient dans un contexte régional particulièrement tendu. Israël poursuit en effet ses attaques militaires au Liban malgré le cessez-le-feu négocié sous médiation américaine, entré officiellement en vigueur le 17 avril avant d’être prolongé jusqu’au début du mois de juillet.

Selon les autorités libanaises, l’offensive israélienne lancée depuis le 2 mars a causé la mort de 3.073 personnes, fait 9.362 blessés, majoritairement des civils, et provoqué le déplacement de plus de 1,6 million d’habitants, soit près d’un cinquième de la population du pays.