Cinq pays d’Amérique latine unissent leurs forces contre le crime organisé

Cinq pays d’Amérique latine — le Chili, le Pérou, l’Argentine, la Bolivie et l’Équateur — ont franchi une étape significative dans la coordination régionale contre les réseaux criminels en signant, à Santiago, un accord baptisé « Engagement de Santiago ». Ce texte vise à renforcer la coopération face à la montée du crime organisé et du trafic de drogue, deux défis majeurs pour la stabilité et la sécurité du continent.

Réunis au ministère chilien des Affaires étrangères, les chefs de la diplomatie des cinq États ont affiché leur volonté de dépasser les approches nationales pour privilégier une action concertée. L’accord prévoit notamment une meilleure coordination des politiques publiques, un échange accru d’informations et la mise en place de mécanismes conjoints pour lutter contre les organisations criminelles transnationales.

Le ministre chilien des Affaires étrangères, Francisco Pérez Mackenna, a confirmé la signature officielle du document, soulignant son caractère structurant pour la coopération régionale. Il a également annoncé la tenue d’une prochaine réunion dans un délai de 180 jours à Buenos Aires, en Argentine, afin d’évaluer les progrès réalisés et d’ajuster les mesures adoptées.

Le président chilien, José Antonio Kast, a salué une initiative « essentielle » face à l’ampleur des menaces sécuritaires, appelant à une mobilisation durable des États concernés. De son côté, le ministre argentin des Affaires étrangères, Pablo Quirno, a évoqué un « courage institutionnel », estimant que cette démarche traduit une volonté politique forte de faire front commun contre le narcotrafic.

Le ministre bolivien des Affaires étrangères, Fernando Aramayo, a pour sa part insisté sur la nécessité de concilier lutte contre la criminalité et respect des libertés fondamentales, rappelant que l’efficacité des politiques sécuritaires repose également sur leur légitimité démocratique.