Les États-Unis imposent des sanctions au président cubain Miguel Diaz-Canel

Le département du Trésor des États-Unis a annoncé l’imposition de nouvelles sanctions visant le président cubain Miguel Díaz-Canel ainsi que plusieurs membres de son entourage familial et politique, dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et La Havane.

Dans un communiqué officiel, les autorités américaines ont précisé que ces mesures concernent notamment Miguel Díaz-Canel, son épouse, son beau-fils, ainsi qu’Alejandro Castro Espín, fils de l’ancien président cubain Raúl Castro, et Raul Alejandro Castro Calis, petit-fils de ce dernier.

Le Trésor américain a également étendu ses sanctions à plusieurs institutions cubaines. Parmi les entités visées figurent le ministère cubain de la Défense, l’Institut cubain d’amitié avec les peuples, chargé de promouvoir les échanges internationaux, ainsi qu’Amistur Cuba, organisme supervisant certaines activités liées au tourisme privé sur l’île. Les Comités de défense de la Révolution, organisation de masse historiquement liée au pouvoir cubain, figurent également sur la liste des structures sanctionnées.

Selon Washington, les avoirs détenus aux États-Unis par les personnes et organisations concernées ont été gelés dans le cadre de ces mesures.

Cette annonce intervient quelques mois après une autre décision de l’administration américaine. Le 30 janvier dernier, le président Donald Trump avait signé un décret prévoyant l’application de droits de douane sur les produits provenant des pays qui vendent ou fournissent du pétrole à Cuba. La Maison-Blanche avait alors justifié cette mesure par la nécessité de défendre les intérêts de sécurité nationale et de politique étrangère des États-Unis face à ce qu’elle qualifie d’« actions et politiques nuisibles » de La Havane.

Donald Trump a par ailleurs déclaré que, après le dossier iranien, son administration se concentrerait davantage sur Cuba. Il a décrit l’île comme un « État en faillite », estimant que les États-Unis demeurent les seuls capables de contribuer à la résolution de ses difficultés politiques et économiques.

De son côté, le président cubain Miguel Díaz-Canel accuse Washington de rechercher un prétexte pour une éventuelle intervention militaire. Il a averti qu’un tel scénario pourrait plonger la région dans une grave escalade de violence et entraîner des conséquences dramatiques.