Les rebelles houthis du Yémen ont annoncé, lundi, le rétablissement d’une « interdiction complète et totale » visant la navigation maritime israélienne en mer Rouge, une artère stratégique du commerce mondial. Le mouvement a averti que tout navire lié à Israël pourrait à nouveau être pris pour cible dans le cadre de ses opérations militaires.
Dans un communiqué, les Houthis ont également revendiqué plusieurs frappes de missiles contre des objectifs qualifiés de « sensibles » dans la région de Jaffa, au centre d’Israël. Le groupe affirme que ces attaques ont atteint leurs cibles avec précision, sans que ces déclarations puissent être vérifiées de manière indépendante dans l’immédiat.
Le mouvement yéménite a indiqué que cette offensive s’inscrivait dans une dynamique de riposte aux actions militaires israéliennes menées, selon lui, en Iran, en Palestine, au Liban, en Irak et au Yémen. « Nous répondrons à l’escalade par l’escalade », ont déclaré les Houthis, affirmant que l’intensité de leurs opérations dépendra de l’évolution de la situation sur le terrain et de la coordination avec ce qu’ils désignent comme « l’axe de la résistance ».
Les insurgés ont également dénoncé ce qu’ils considèrent comme un « siège injuste » imposé aux populations de plusieurs pays de la région, notamment à Gaza, en Iran, au Liban et en Irak, réaffirmant leur volonté de poursuivre leurs actions militaires.
Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions régionales. Plus tôt dans la journée, Israël a temporairement fermé son espace aérien après l’interception d’un missile tiré depuis le Yémen, selon la chaîne israélienne Channel 12.
Parallèlement, l’escalade militaire s’est poursuivie entre Israël et l’Iran. Dans la nuit de dimanche à lundi, Téhéran a lancé plusieurs salves de missiles en direction du nord d’Israël, en réaction à une frappe aérienne israélienne ayant visé la banlieue sud de Beyrouth. Israël a ensuite mené des frappes contre plusieurs zones de l’ouest et du centre de l’Iran. Des explosions ont notamment été signalées à Téhéran, Ispahan et Tabriz, alimentant les craintes d’un élargissement du conflit à l’échelle régionale.

