L’UE adopte de nouvelles sanctions contre la Russie

L’Union européenne (UE) a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de pression contre la Russie, en adoptant un nouveau paquet de sanctions destiné à affaiblir les capacités économiques, énergétiques et militaires de Moscou dans le contexte de la guerre en Ukraine. 

Cette mesure a été annoncée hier lundi, par le Conseil de l’Union européenne, qui a détaillé une série de mesures visant des individus, des entreprises et des réseaux russes accusés de soutenir l’effort de guerre de la Russie.

Selon le communiqué officiel, les sanctions concernent 34 personnes et 47 entités. Bruxelles entend ainsi réduire davantage les revenus énergétiques de la Russie, restreindre les activités de son complexe militaro-industriel et lutter contre les opérations de désinformation et d’ingérence attribuées au Kremlin.

Une attention particulière est portée à la «flotte fantôme» russe, un ensemble de navires utilisés pour contourner les restrictions occidentales sur les exportations pétrolières et gazières.

Dans ce cadre, l’UE a sanctionné deux personnes ainsi que 24 entités impliquées dans le transport et le commerce de pétrole brut et de produits pétroliers russes. Parmi les sociétés visées figure notamment Lukoil-Western Siberia.

Le nouveau dispositif cible également plusieurs fabricants et fournisseurs de drones et d’équipements militaires utilisés par les forces russes dans leur guerre contre l’Ukraine. Des entreprises basées dans des pays tiers figurent aussi sur la liste noire de l’UE. Il s’agit particulièrement des sociétés chinoises Shenzhen Minghuaxin et Xinxiang Richful Lubricant Additive Company, spécialisées dans la production et la distribution d’additifs industriels.

Par ailleurs, dix personnes et une entité ont été sanctionnées pour leur implication présumée dans des opérations de manipulation de l’information et d’ingérence étrangère. Le Conseil de l’UE a également prolongé jusqu’au 23 juin 2027, les mesures restrictives adoptées contre la Russie, à la suite de l’annexion de la Crimée et de Sébastopol.

La Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères, Kaja Kallas a indiqué que les travaux se poursuivaient en vue d’un 21e paquet de sanctions. 

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot a réaffirmé le soutien européen à l’Ukraine, tout en condamnant les récentes frappes russes sur Kiev, notamment celles ayant endommagé un site religieux historique emblématique de la capitale ukrainienne.