La Chine exhorte les États-Unis et l’Iran à reprendre le dialogue pour parvenir à un accord de paix global

La Chine a appelé, mercredi, les États-Unis et l’Iran à intensifier leurs efforts diplomatiques afin de parvenir à une solution globale au différend qui oppose les deux pays. 

Pékin a également réaffirmé son opposition aux sanctions unilatérales imposées à l’Iran, estimant qu’elles constituent un obstacle au règlement durable de la crise.

Lors d’un point de presse à Pékin, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun a réitéré la position constante de son pays en faveur du dialogue et de la négociation, soulignant que «la Chine a toujours estimé que les sanctions unilatérales contre l’Iran devaient être levées dans les plus brefs délais», et que «la voie diplomatique demeure la meilleure option pour désamorcer les tensions».

Le porte-parole chinois a également exprimé l’espoir que Washington et Téhéran mettront en œuvre le mémorandum d’accord déjà signé et poursuivront les discussions afin de favoriser une issue globale à leur  contentieux, estimant que la reprise des négociations constitue une étape essentielle pour préserver la stabilité régionale et créer les conditions d’un règlement durable.

Cette prise de position de Pékin intervient au moment où Doha, la capitale du Qatar accueille, depuis mardi, des délégations américaines et iraniennes pour une série de discussions menées séparément. 

Doha poursuit ainsi son rôle de médiateur dans un contexte marqué par de fortes tensions entre les deux pays et par la recherche d’un terrain d’entente sur plusieurs dossiers sensibles.

La présence des représentants américains au Qatar fait suite aux déclarations du président américain, Donald Trump, qui avait affirmé lundi dernier, que l’Iran avait sollicité une rencontre dans la capitale qatarie, mais cette annonce a toutefois été rapidement nuancée par Téhéran. 

Les autorités iraniennes ont démenti l’existence de négociations directes avec Washington, tout en confirmant que des consultations se poursuivent par l’intermédiaire de médiateurs.

L’appel de Pékin intervient ainsi dans un contexte diplomatique particulièrement sensible, où les initiatives de médiation de Qatar et du Pakistan se multiplient pour tenter de rapprocher les positions des deux parties et ouvrir la voie à un accord susceptible de réduire les tensions au Moyen-Orient, déjà secouée par les incessantes agressions meurtrières de l’armée israélienne dans les territoires palestiniens occupés et les pays voisins notamment le Liban.