Les prix du pétrole bondissent de 5 % sur fond d’escalade militaire entre l’Iran et les USA

Les cours du pétrole ont enregistré une forte hausse lundi, les investisseurs réagissant à la reprise des affrontements militaires entre les États-Unis et l’Iran, qui ravive les inquiétudes concernant la sécurité des approvisionnements énergétiques transitant par le détroit d’Ormuz, l’un des principaux corridors maritimes du commerce mondial des hydrocarbures.

Le baril de Brent, référence internationale du pétrole brut, progressait ce lundi 13 juillet d’environ 5 % pour s’établir autour de 80 dollars vers 05h50 GMT, après un week-end marqué par une nouvelle vague de frappes de missiles et de drones échangées entre les deux puissances.

En réponse à une attaque iranienne ayant ciblé un porte-conteneurs battant pavillon chypriote, indique le Commandement central américain (CENTCOM), des dizaines de cibles avaient été frappées dimanche 12 juillet, afin de réduire les capacités de Téhéran à menacer les navires commerciaux empruntant le détroit d’Ormuz.

En réaction, l’Iran a réaffirmé que cette voie maritime stratégique resterait fermée « jusqu’à nouvel ordre », une déclaration immédiatement contestée par le CENTCOM. De son côté, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a indiqué avoir mené des frappes contre deux bases militaires au Koweït, affirmant avoir endommagé des réservoirs de carburant, des systèmes de défense aérienne Patriot ainsi que des équipements radar.

Téhéran a également revendiqué des attaques contre des installations militaires américaines dans plusieurs pays du Golfe. Parallèlement, des explosions ont été signalées dans la ville portuaire de Bandar Abbas, située au Sud de l’Iran, peu avant que le CENTCOM n’annonce l’achèvement de sa dernière opération militaire. L’armée iranienne a, pour sa part, affirmé avoir abattu un drone américain au-dessus de cette zone.

Les marchés pétroliers, qui avaient récemment bénéficié d’un regain d’optimisme à la suite d’un accord intérimaire entre Washington et Téhéran, ont rapidement inversé leur tendance. Cette nouvelle escalade militaire compromet les perspectives d’un apaisement durable, alors que l’Iran conditionne toute reprise des négociations au respect, par les États-Unis, de leurs engagements concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz et les exportations de pétrole iranien.