L’ex-président sud-coréen, Yoon Suk Yeol condamné à 2 ans de prison pour avoir bénéficié de la gratuité de sondages illégaux

L’ancien président sud-coréen, Yoon Suk Yeol a été condamné à deux ans de prison après avoir été reconnu coupable de violation de la loi sur le financement politique, dans une nouvelle affaire qui vient alourdir un passif judiciaire de Yeol, déjà considérable.

Selon le tribunal, l’ex-chef de l’État a bénéficié gratuitement de sondages d’opinion réalisés entre 2021 et 2022 en contrepartie de son soutien à un candidat cherchant à obtenir l’investiture de son parti lors d’une élection législative partielle. Les juges ont estimé que ces avantages constituaient une infraction aux règles encadrant le financement de la vie politique.

« Le tribunal l’a aujourd’hui reconnu coupable d’avoir enfreint la loi sur le financement politique et l’a condamné à deux ans de prison », a indiqué un représentant de la juridiction. Les avocats de Yoon Suk Yeol ont annoncé leur intention de faire appel de cette décision.

Le tribunal a également considéré que l’ancien président avait agi de concert avec son épouse, Kim Keon Hee. La Cour suprême doit se prononcer sur son dossier le 16 juillet prochain. Si elle a déjà été acquittée à deux reprises dans cette affaire liée aux sondages, Kim Keon Hee purge actuellement une peine de sept ans de prison pour corruption ainsi qu’une autre condamnation de quatre ans dans une affaire distincte de manipulation boursière.

Cette nouvelle condamnation est indépendante des lourdes peines déjà prononcées contre l’ancien dirigeant. En février dernier, Yoon Suk Yeol a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour insurrection, après avoir tenté d’imposer dans le pays, la loi martiale en 2024 et ordonné le déploiement de l’armée au Parlement. 

Il a également écopé, en juin dernier, d’une peine de 30 ans de prison pour avoir, selon la justice, orchestré l’envoi de drones vers la Corée du Nord afin de provoquer une escalade militaire susceptible de justifier l’instauration de la loi martiale.

Le 4 avril 2025, la Cour constitutionnelle sud-coréenne avait prononcé à l’unanimité, la destitution de l’ex-président, Yoon Suk Yeol, mettant du coup, définitivement fin à son mandat présidentiel.