Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) en Iran, a annoncé lundi 13 juillet, avoir mené des frappes aériennes visant des installations militaires américaines à Bahreïn ainsi que des systèmes de surveillance et de radar situés dans le sultanat d’Oman, dans le contexte d’une nouvelle escalade militaire entre Téhéran et Washington.
Selon la chaîne publique iranienne IRIB, qui cite un communiqué de la marine du CGRI, des missiles et des drones ont été lancés contre des infrastructures militaires américaines installées dans la base militaire de Juffair, à Bahreïn. Des frappes similaires auraient également ciblé des systèmes de surveillance aérienne à longue portée ainsi que des radars de surveillance maritime installés dans une autre base à Oman.
À la suite de cette annonce, le ministère bahreïni de l’Intérieur a indiqué que les sirènes d’alerte aérienne avaient retenti lundi à travers le pays. Les autorités ont appelé les citoyens et les résidents à garder leur calme et à rejoindre immédiatement les abris les plus proches par mesure de précaution.
Dans son communiqué, le CGRI a affirmé que la reprise de la navigation dans le détroit d’Ormuz dépendait d’un retrait de l’implication militaire américaine dans cette voie maritime stratégique, estimant que Washington devait respecter la souveraineté des États riverains à savoir : l’Iran et le Sultanat d’Oman.
Les gardiens de la révolution islamique iranienne ont également mis en garde contre de possibles « incidents plus graves » si les forces américaines poursuivaient leurs opérations dans la région, avertissant que cette situation pourrait perturber davantage le marché mondial du pétrole et du gaz.
Ces développements interviennent alors que les tensions entre l’Iran et les États-Unis connaissent une nouvelle phase d’escalade, alimentée par une série d’incidents impliquant des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, l’annulation de l’accord de cessez-le-feu par le président américain, Donald Trump, laissant craindre une aggravation de la crise régionale alors que les négociations de paix sont à l’arrêt. Dimanche, le CGRI avait annoncé la fermeture du passage stratégique d’Ormuz, au trafic maritime « jusqu’à nouvel ordre ».
Cette détérioration contraste avec les avancées diplomatiques enregistrées le mois dernier, lorsque Téhéran et Washington avaient signé, sous la médiation du Pakistan, un protocole d’accord destiné à mettre fin à leur confrontation militaire et à ouvrir la voie à un règlement durable.

