Les Nations unies ont exprimé, lundi, leur profonde inquiétude face à la poursuite des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, dénonçant une nouvelle détérioration de la situation humanitaire marquée par un lourd bilan humain et un affaiblissement croissant des capacités du système de santé.
Lors d’un point de presse, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a indiqué que les bombardements, tirs d’artillerie et échanges de tirs se poursuivent quotidiennement à travers l’enclave palestinienne. L’organisation a notamment fait état d’une frappe survenue samedi à proximité de l’hôpital Al-Aqsa, qui a endommagé un entrepôt médical situé à proximité de l’établissement.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a précisé que cette attaque avait entraîné la destruction de fournitures médicales essentielles, y compris des équipements et matériels qu’elle avait récemment acheminés dans la bande de Gaza. Le bâtiment de l’hôpital a également subi des dommages mineurs, sans que l’ampleur de leurs conséquences sur les activités médicales ne soit précisée.
Selon Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU, le ministère de la Santé de Gaza a recensé plus de 150 décès au cours du mois de juillet, dont des dizaines de civils. Ce bilan constitue, d’après les données communiquées, le plus élevé enregistré depuis le début de l’année.
Les opérations militaires se concentrent principalement dans l’ouest de Gaza, où est regroupée la quasi-totalité des 2,1 millions d’habitants de l’enclave, désormais confinés sur moins de la moitié du territoire.
Face à cette situation, les Nations unies ont rappelé que les établissements de santé bénéficient d’une protection en vertu du droit international humanitaire. « Les établissements de santé ne doivent jamais être attaqués ni militarisés », a souligné Farhan Haq, réaffirmant la nécessité de protéger les civils et les infrastructures essentielles.

