Tokyo dénonce les sanctions américaines visant la présidente japonaise de la CPI

Le Japon a vivement réagi ce mercredi 19 août, aux sanctions décidées par les États-Unis à l’encontre de la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Tomoko Akane, qualifiant cette mesure  «extrêmement regrettable», rapporte l’agence de presse japonaise Kyodo.

Cette réaction intervient au lendemain de l’annonce par Washington de sanctions visant Tomoko Akane et le magistrat sénégalais Abdoulaye Seye. Les noms de ces deux derniers ont été inscrits sur la liste des personnes et entités spécialement désignées par le département américain du Trésor.

Présidente de la CPI depuis 2024, Tomoko Akane est la première ressortissante japonaise à diriger cette institution judiciaire internationale. Son inscription sur la liste américaine entraîne notamment le gel de ses éventuels avoirs relevant de la juridiction américaine. Elle interdit également aux citoyens et aux entités des États-Unis d’effectuer des transactions avec elle.

La décision de Washington intervient dans un contexte de ses tensions croissantes avec la CPI. Les relations entre les États-Unis et la juridiction internationale se sont notamment détériorées depuis que la Cour a émis, en novembre 2024, des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu et l’ancien ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, les accusant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans le cadre de la guerre que mène le Tsahal dans la bande palestinien de Gaza et en Cisjordanie occupée.

Washington conteste la compétence de la CPI à l’égard de responsables israéliens et s’est engagé à prendre des mesures contre les personnes impliquées dans les procédures visant les Israéliens. Les nouvelles sanctions illustrent ainsi l’intensification des pressions américaines sur la juridiction basée à La Haye.