Iran : des membres du CGRI tués dans une nouvelle vague de frappes américaines

Les autorités iraniennes ont annoncé mercredi la mort de sept membres de forces affiliées au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) dans des frappes américaines ayant visé plusieurs zones de l’ouest et du sud de l’Iran. Ces nouvelles pertes interviennent dans un contexte de fortes tensions, marqué par une multiplication des attaques américaines contre des sites situés sur le territoire iranien.

Selon un communiqué de la branche provinciale du CGRI, quatre membres de sa Force aérospatiale ont été tués lors d’une attaque américaine dans la province occidentale de Kermanshah. Les autorités iraniennes n’ont pas immédiatement fourni davantage de précisions sur les circonstances exactes de cette frappe ni sur les installations qui auraient été visées.

Dans le sud du pays, trois membres du Basij, force paramilitaire affiliée au CGRI, ont également perdu la vie dans la nuit lors d’une frappe américaine contre l’île de Lavan, située dans la province d’Hormozgan, selon les médias iraniens.

Le commandant adjoint de l’unité Seyyed al-Shohada du CGRI dans le comté de Deyr, Abdolkarim Pouladifar, a identifié les trois victimes comme étant Mahdi Bahrani, Hossein Salehnejad et Hassan Momeni, a rapporté l’agence de presse Mehr. Il a ajouté que plusieurs autres membres originaires de Deyr avaient été blessés lors de l’attaque.

L’île de Lavan, située au large de la côte sud de l’Iran, revêt une importance stratégique en raison de la présence d’infrastructures pétrolières et énergétiques.

Ces nouveaux bilans s’ajoutent aux pertes déjà rapportées par les autorités iraniennes après d’autres frappes américaines. Dans la province méridionale du Khuzestan, sept personnes ont été tuées et huit autres blessées mardi lors de frappes de missiles américaines, selon Téhéran.

Dans la province d’Hormozgan, une autre frappe américaine aurait par ailleurs touché une cérémonie de mariage dans la ville de Sirik. Les autorités iraniennes ont fait état de quatre morts, dont un enfant de quatre ans, ainsi que de 68 blessés.

La situation illustre une nouvelle escalade des tensions et alimente les inquiétudes quant à un élargissement du conflit et à ses conséquences pour la stabilité régionale.