Les Etats-Unis accentuent la pression financière sur Cuba à travers de nouvelles restrictions

Les États-Unis ont renforcé mardi leurs restrictions financières à l’encontre de Cuba, en élargissant notamment l’interdiction de certaines transactions avec des entités cubaines sanctionnées et en supprimant plusieurs autorisations dont bénéficiaient les entrepreneurs privés de l’île.

Les nouvelles mesures, adoptées par le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), relevant du Trésor américain, interdisent désormais les transactions financières indirectes avec les entités figurant sur la liste américaine des entités cubaines restreintes, notamment celles liées au secteur militaire, du renseignement et de la sécurité.

L’OFAC a également supprimé l’autorisation dite « U-turn », qui permettait à des banques américaines de traiter certaines transactions en dollars entre des parties situées en dehors des États-Unis, lorsqu’aucun ressortissant américain n’était impliqué. Depuis le 30 septembre, ces opérations ne peuvent plus être traitées dans le cadre de cette autorisation générale.

Autre changement majeur, les banques américaines ne peuvent plus ouvrir ni maintenir, dans le cadre de cette autorisation, des comptes au nom d’entrepreneurs cubains indépendants du secteur privé. Cette possibilité avait été introduite en 2024.

La Havane a dénoncé ces mesures. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a estimé qu’elles visaient à entraver les transformations économiques engagées par l’île et affectaient à la fois les secteurs public et privé.

Ces nouvelles restrictions interviennent alors que les échanges commerciaux entre les États-Unis et le secteur privé cubain ont progressé. Selon les données citées dans le texte, les importations cubaines de marchandises américaines ont atteint 149 millions de dollars en juillet, leur niveau mensuel le plus élevé depuis 1992.

Washington a également supprimé certaines autorisations concernant les réunions et conférences professionnelles à Cuba.

Depuis le retour du président républicain, Donald Trump à la Maison-Blanche, les relations bilatérales se sont de nouveau tendues. L’administration américaine affirme considérer Cuba comme une menace pour sa sécurité nationale et maintient une politique de pression économique croissante à l’égard de l’île.