Les États-Unis imposent une attestation de voyage pour prévenir l’introduction d’Ebola

Les États-Unis renforceront les contrôles sanitaires applicables aux voyageurs internationaux à destination de leur territoire à compter du 3 novembre à 23h59, heure de l’Est américain. Tous les passagers devront présenter une attestation certifiant qu’ils n’ont pas séjourné en République démocratique du Congo (RDC) au cours des 21 jours précédant leur voyage, conformément à une mesure annoncée par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Cette disposition vise à limiter le risque d’introduction du virus Ebola aux États-Unis, dans un contexte marqué par une épidémie liée au virus Bundibugyo en RDC. Elle s’applique à l’ensemble des voyageurs, indépendamment de leur nationalité ou du pays depuis lequel ils embarquent, y compris aux citoyens américains.

Les compagnies aériennes seront chargées de vérifier la présentation de cette attestation, sous format papier ou numérique, avant l’embarquement. Tout passager qui ne pourra pas fournir le document se verra refuser l’accès à bord, sauf dérogation accordée par les autorités américaines.

Chaque voyageur devra disposer de sa propre attestation. Pour les mineurs et les personnes dans l’incapacité de signer elles-mêmes, une personne habilitée pourra effectuer cette démarche en leur nom.

Les autorités américaines précisent également que toute correspondance dans un aéroport situé en RDC sera considérée comme une présence sur le territoire congolais, même si le passager ne quitte pas l’avion. En l’absence d’une exemption, les personnes ayant séjourné dans le pays devront attendre le 22e jour suivant leur départ avant de pouvoir embarquer à destination des États-Unis.

Le dispositif concernera également les voyageurs qui transitent par le territoire américain pour rejoindre une autre destination. En revanche, les arrivées aux États-Unis par voie terrestre ou maritime ne sont pas concernées par cette obligation.

Selon les données des CDC arrêtées au 25 octobre, la RDC avait enregistré 10.060 cas confirmés et 4.887 décès dans le cadre de l’épidémie. Cette mesure s’inscrit dans les efforts de prévention visant à réduire les risques de propagation internationale du virus.