Le cyclone Arnab, qui a balayé le littoral du sud-est de l’Inde avec des vents violents et des pluies torrentielles, a commencé à perdre en intensité après avoir fait trois morts et endommagé plusieurs dizaines d’habitations, selon les autorités indiennes. Les précipitations persistantes suscitent toutefois des inquiétudes quant à l’ampleur du bilan dans les régions les plus touchées.
Qualifiée de « très sévère » par le service météorologique indien (IMD), la tempête était centrée sur l’extrême sud de l’État de l’Andhra Pradesh, où les rafales atteignaient jusqu’à 150 km/h. Des précipitations particulièrement abondantes ont également été enregistrées dans plusieurs secteurs de l’Andhra Pradesh et de l’Odisha, avec des cumuls pouvant atteindre 30 centimètres, a précisé l’IMD.
Le phénomène devait progressivement s’affaiblir au cours de l’après-midi, pour être reclassé en « dépression sévère ». Cette évolution n’écartait cependant pas les risques liés aux pluies persistantes et aux éventuelles inondations.
« Trois personnes sont décédées et 31 habitations ont été endommagées », a déclaré à la presse Narendra Singh Bundela, représentant de la Force nationale indienne d’intervention en cas de catastrophe (NDRF). L’Andhra Pradesh figure parmi les territoires les plus durement touchés. Les autorités redoutent des conséquences supplémentaires en raison de la poursuite des précipitations.
Par mesure de précaution, près de 100.000 habitants vivant à proximité des côtes de l’océan Indien, dans les États de l’Andhra Pradesh et de l’Odisha, avaient été évacués dès mardi, avant l’arrivée du cyclone.
Au-delà de l’Inde, les conséquences potentielles du phénomène préoccupent également le Népal. Les autorités népalaises ont lancé une alerte en prévision de sa progression vers l’intérieur des terres, en direction de l’Himalaya. De fortes précipitations, ainsi que des risques de chutes de neige abondante, de blizzards et d’avalanches, étaient attendus dans la nuit de jeudi à vendredi.
Cette alerte intervient alors que le pays reste marqué par une catastrophe survenue le 26 août, lorsqu’une crue provoquée par l’effondrement d’un glacier et d’un pan de montagne avait fait plus de 1.400 morts et laissé plus de 5.000 personnes portées disparues.
Les cyclones constituent une menace récurrente dans le golfe du Bengale et le nord de l’océan Indien. Selon Akshay Deoras, chercheur à l’université britannique de Reading, le phénomène El Niño et des températures marines supérieures à la normale pourraient contribuer à intensifier les précipitations associées à Arnab.

