Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien affirme avoir intercepté un avion de chasse qualifié d’« hostile » à proximité de l’île de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz. L’incident, rapporté jeudi par plusieurs médias iraniens, intervient alors que des explosions et une possible activité de défense antiaérienne ont également été signalées dans cette zone stratégique.
Les agences de presse Tasnim et Mehr, citant des sources, ont indiqué que la force aérospatiale du CGRI avait détecté l’appareil et l’avait contraint à quitter l’espace aérien concerné. Les deux médias n’ont toutefois fourni aucune précision sur l’origine, le modèle ou l’identité de l’avion intercepté.
Pour l’instant, aucune communication officielle des autorités iraniennes n’avait été publiée pour confirmer les circonstances de cet épisode ou apporter davantage de détails sur la nature de l’intervention.
Parallèlement, l’agence de presse Fars a fait état de plusieurs explosions entendues à proximité du détroit d’Ormuz, notamment dans les eaux situées au large de la ville de Sirik et de l’île de Qeshm. Selon des sources locales citées par l’agence, des habitants de Qeshm auraient observé des éclairs lumineux dans le ciel, accompagnés de détonations.
Certaines informations relayées par les médias iraniens évoquaient également l’activation de systèmes de défense antiaérienne dans le secteur. Fars a toutefois indiqué que les premiers éléments disponibles laissaient envisager un lien entre certains bruits entendus et des tirs de sommation visant des navires qui auraient circulé sans autorisation dans le détroit.
Situé entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, le détroit d’Ormuz constitue un passage maritime stratégique pour le commerce international des hydrocarbures. Toute activité militaire inhabituelle dans cette zone est susceptible de susciter une attention particulière, compte tenu de son importance pour la sécurité maritime et les approvisionnements énergétiques mondiaux.
