Le président américain, Donald Trump a reconnu que la guerre engagée contre l’Iran avait contribué aux revers électoraux subis par les Républicains lors des élections de mi-mandat.
Dans un entretien téléphonique accordé au Wall Street Journal, le milliardaire républicain, Trump a toutefois défendu sa décision militaire, affirmant qu’il agirait de la même manière si les circonstances se représentaient.
Le scrutin s’est soldé par une victoire majeure des démocrates, qui ont obtenu la majorité dans les deux chambres du Congrès, ouvrant une nouvelle séquence politique pour le président américain, désormais confronté à un rapport de force parlementaire défavorable à deux ans de la fin de son mandat.
Interrogé sur les conséquences du conflit iranien sur ce scrutin, Donald Trump a reconnu que celui-ci avait constitué un facteur de mécontentement électoral, tout en estimant que la hausse des prix de l’essence avait davantage pénalisé son camp. Il a assuré ne nourrir aucun regret quant à l’intervention militaire au Moyen-Oriant, considérant avoir pris la décision appropriée.
Le négociateur iranien en chef dans les discussions avec Washington, Mohammad Bagher Ghalibaf, a réagi aux résultats du scrutin en affirmant que les électeurs américains avaient exprimé leur opposition à la guerre, notamment en raison de son coût économique. « Nous approuvons ce message », a-t-il écrit sur le réseau social X.
Donald Trump a également reconnu la défaite de son parti, saluant le travail des démocrates, mais a écarté l’idée d’un désaveu personnel. Il a notamment fait valoir qu’il ne figurait pas lui-même sur les bulletins de vote, estimant que sa présence aurait pu modifier l’issue du scrutin. Sur sa plateforme Truth Social, il a réaffirmé que les républicains auraient remporté davantage de sièges s’il avait été candidat.
Au lendemain de ces résultats, le locataire de la Maison Blanche a exclu tout remaniement de son administration et renouvelé son soutien au secrétaire à la Défense, Pete Hegseth. Il s’est dit disposé à travailler avec les élus démocrates, tout en prévenant qu’il ferait usage de son droit de veto en cas de désaccord.
Cette nouvelle configuration parlementaire pourrait compliquer la mise en œuvre du programme présidentiel durant la dernière partie de son mandat.

