L’Irlande écarte des mesures restrictives face à la crise énergétique mondiale

Le gouvernement irlandais a tenu à rassurer l’opinion publique face à la crise énergétique mondiale, affirmant qu’aucune mesure restrictive comparable à celles adoptées durant la pandémie du COVID-19 n’est envisagée à ce stade. 

Hier lundi, le vice-premier ministre et ministre irlandais des Finances, Simon Harris a souligné que, malgré l’ampleur inédite des tensions actuelles, l’approvisionnement en produits énergétiques de l’Irlande et de l’Europe ne suscite pas d’inquiétudes immédiates.

S’exprimant auprès du diffuseur public RTÉ, ce responsable a insisté sur la différence fondamentale entre la crise actuelle et celle liée à la pandémie du coronavirus. Il a assuré qu’«il n’est pas question d’adapter les déplacements des populations», affirmant que l’exécutif maintient un ensemble de mesures à l’étude pour anticiper toute évolution de la situation au plan international.

Selon les analyses de l’Association économique irlandaise, un retour à la normale resterait long, même en cas de cessation immédiate des hostilités au Moyen-Orient. Les experts estiment qu’il faudrait environ un an pour réparer les infrastructures énergétiques endommagées. Malgré ce contexte incertain, Dublin table toujours sur une croissance économique et une progression des recettes publiques au cours de l’année 2026.

Ces déclarations interviennent alors que l’inflation montre des signes d’accélération. D’après les dernières données de l’indice harmonisé des prix à la consommation, les prix ont augmenté de 3,6 % en mars, contre 2,5 % en février. Cette hausse est principalement imputable, selon le quotidien The Irish Times, à l’envolée des coûts énergétiques.

À l’origine de ces tensions, le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, ainsi que les restrictions imposées dans le détroit d’Ormuz, ont fortement perturbé les flux pétroliers mondiaux. 

Cette voie maritime stratégique permet le transit d’environ 20 millions de barils de pétrole par jour. Sa fermeture de facto a entraîné une hausse marquée des prix du brut, ainsi qu’une augmentation des coûts du transport maritime et des assurances, alimentant les inquiétudes économiques à l’échelle internationale.