Le groupe yéménite des Houthis a annoncé, mercredi, avoir mené une attaque visant des sites sensibles dans le sud d’Israël à l’aide de missiles balistiques, dans un contexte de fortes tensions régionales. Selon leur porte-parole militaire, Yahya Saree, cette opération s’inscrirait dans une coordination élargie avec l’Iran et le Hezbollah libanais.
Dans une déclaration télévisée, le responsable houthi a affirmé que « cette troisième opération militaire » avait ciblé « des positions stratégiques de l’ennemi israélien dans le sud de la Palestine occupée », précisant qu’une salve de missiles balistiques avait été utilisée. Il a ajouté que l’attaque avait « atteint ses objectifs avec succès », sans toutefois fournir de détails sur les cibles ni sur l’ampleur des dégâts.
Cette annonce intervient dans un climat d’escalade marqué par des menaces explicites formulées par les Houthis ces derniers jours. Le groupe avait averti qu’il pourrait procéder à une « intervention militaire directe » en cas d’implication accrue d’acteurs internationaux aux côtés des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, ou en cas d’utilisation de la mer Rouge pour des opérations hostiles à Téhéran.
Depuis plusieurs mois, les Houthis ont multiplié les attaques de missiles et de drones visant Israël ainsi que des navires en mer Rouge, affirmant agir en solidarité avec la population de Gaza, théâtre d’une offensive israélienne meurtrière ayant causé des dizaines de milliers de victimes depuis octobre 2023.
Parallèlement, les États-Unis et Israël intensifient leurs frappes contre l’Iran depuis fin février, entraînant de lourdes pertes humaines selon des sources iraniennes. En riposte, Téhéran a mené des attaques visant plusieurs pays de la région, dont Israël, la Jordanie et certains États du Golfe, accentuant les risques d’un embrasement régional aux conséquences déjà visibles sur les marchés mondiaux et le trafic aérien.

