Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré vendredi que les forces israéliennes restaient pleinement engagées dans des opérations militaires au sud du Liban, affirmant qu’aucun cessez-le-feu n’était observé sur le front nord.
En déplacement dans des zones proches de Bint Jbeil, région stratégique du sud libanais, le chef de l’armée israélienne a indiqué que son poursuivait activement ses opérations sur le terrain. Lors de cette visite, il a échangé avec plusieurs commandants déployés dans la zone, réaffirmant que les forces israéliennes demeuraient « en état de guerre » et qu’aucune désescalade n’était engagée sur le front libanais.
Tout en reconnaissant l’existence d’un cessez-le-feu en cours avec l’Iran, Eyal Zamir a souligné que celui-ci restait fragile et réversible, précisant que les opérations pourraient reprendre « à tout moment » et avec une intensité accrue.
L’offensive se poursuit en dépit d’un cessez-le-feu annoncé mardi, dans le cadre d’efforts internationaux pour parvenir à un accord global mettant fin au conflit déclenché le 28 février par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Si Téhéran soutiennent que cet accord inclut également le Liban, cette interprétation est fermement rejetée par Washington et Tel-Aviv.
Cette divergence d’analyse souligne la complexité du processus diplomatique en cours et les incertitudes persistantes quant à une désescalade durable dans la région.

